La fermeture de la restauration collective et commerciale pendant le confinement a fortement impacté l’industrie de la pomme de terre, qui doit désormais faire face à un stock de produits très important. Face à la situation, même « s’il est scandaleux que les industriels n’honorent pas leurs contrats en n’achetant pas la marchandise aux producteurs comme prévu, faisant peser la crise uniquement sur les agriculteurs qui sont encore une fois la variable d’ajustement, la Coordination Rurale et FGC proposent une réaction d’envergure pour mettre en relation l’offre et la demande », indiquent les organisations dans un communiqué du 8 juin.
Le syndicat demande ainsi à ce que ces stocks soient orientés vers les éleveurs, qui pourront incorporer ces pommes de terre dans l’alimentation, notamment celle des bovins, d’autant plus que la sécheresse pourrait, cette année encore, s’avérer importante.
Néanmoins, pour supporter les coûts de transport et de stockage des pommes de terre, la Coordination rurale et France Grandes Cultures « demandent au gouvernement de participer à cet effort, en mettant à contribution la solidarité nationale pour financer le transport de pommes de terre, et en ouvrant des bourses au transport, comme cela avait été fait pour le fourrage. Cette bourse en ligne permettrait de faciliter les prises de contact avec les transporteurs ».
Les producteurs de pommes de terre et les éleveurs peuvent se mettre en relation avec France Grandes Cultures « pour indiquer leurs disponibilités et leurs besoins », précise le syndicat.
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