Le projet pilote franco-espagnol « e-pasto » est expérimenté depuis le début de la transhumance dans l'estive du Prat-d'Albis, explique Thierry Marfaing, de la Fédération pastorale de l'Ariège, l'un des partenaires du projet. Chaque année, entre mi-mai et mi-juin, des centaines de milliers d'animaux montent dans les pâturages de montagne pour passer une partie du printemps et l'été. La transhumance permet depuis la nuit des temps aux éleveurs, qui souffrent pour beaucoup d'un manque de terre, de faire profiter leurs bêtes d'une herbe excellente tout en libérant leur exploitation pour faire le foin qui servira de nourriture en hiver.
Le projet pilote, qui se poursuivra en 2014 et se déroule en parallèle au Pays basque espagnol, dépend du programme européen Agripir qui vise à implanter de nouvelles technologies dans l'agriculture de montagne. Le problème pour les bergers est de localiser le cheptel, dans un milieu difficile où la visibilité peut laisser à désirer. « L'idée c'est de faciliter le travail du berger surtout en zone de prédation », dit Thierry Marfaing. En mettant en place des clôtures virtuelles, il s'agit aussi de limiter le nombre de clôtures physiques par nature peu aisées à installer en milieu montagnard. Une vingtaine de bovins, cinq ou six brebis et deux juments, des animaux réputés être leaders dans leur troupeau, ont ainsi été équipés de colliers high tech permettant de les géolocaliser. « On veut voir leur comportement pendant la transhumance », déterminer par exemple s'ils restent au même endroit ou se déplacent, ajoute Thierry Marfaing. La position de chaque animal est mesurée toutes les heures. « Ça permet d'avoir une localisation assez précise ». D'ici quelques jours, un « accéléromètre », un appareil permettant de détecter tout mouvement anormal d'un animal qui se met à courir, va aussi être testé.
Et second volet du projet, l'interaction avec le cheptel par l'intermédiaire d'impulsions sonores ou électriques voire de vibrations qui « diraient » aux animaux de rebrousser chemin s'ils s'éloignent trop ou se dirigent vers une zone dangereuse par exemple. L'idée, qui suppose que les bêtes aient subi une phase d'apprentissage, c'est de « pouvoir les réorienter en fonction d'une problématique », dit Thierry Marfaing. Un prototype sera testé courant août et en 2014, certains animaux seront équipés de ce système.
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