Selon le sénateur Bizet, la crise économique est l’explication commode, mais partielle.
La baisse est d’abord la conséquence de la hausse précédente (lire encadré). Au niveau des prix atteints, plusieurs industriels de l’agro-alimentaire ont cherché des produits de substitution, telles que les matières grasses d’origine végétale. Tant à la hausse qu’à la baisse, l’amplitude des variations de prix et leur rapidité sont phénoménales.
Les quinze anciens membres
Dans l’ancienne Union européenne (UE) à Quinze, la baisse des prix est générale, mais avec des différences sensibles entre États membres, avec par exemple une baisse décalée en France par rapport
aux autres États membres (résultat du système de fixation des prix, en vigueur jusqu’à la fin 2008), une baisse considérable pour certains pays ouverts aux marchés internationaux (Irlande), une baisse parfois accélérée par un phénomène de contagion quand un pays ou une région d’un État membre est limitrophe d’une région d’un autre État membre où la baisse est plus sensible (cas de certaines régions d’Allemagne et de l’Irlande du Nord).
Au-delà des chiffres et au terme du tour d’information réalisé auprès des services économiques des Ambassades de France dans les pays de l’UE comme auprès des services agricoles des ambassades des États membres à Paris, il semble que la crise soit perçue de façon assez différente selon les États.
La crise affecte tous les États, le malheur est partout, car dans la plupart des pays, les prix du marché ne couvrent pas les coûts de production. Mais la réponse est variable. Dans quelques États, la crise est perçue comme un mauvais moment, avant le rebond généralisé. Une péripétie et même une opportunité pour devenir plus compétitif encore. Ailleurs, la colère est grave. De nouvelles solidarités se forgent dans l’épreuve et les manifestations de dimension européenne sont des appels politiques qui doivent être écoutés.
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