 Vers des accords sur les importations de boeuf aux hormones (© Terre-net Média) |
Cet accord implique que les Etats-Unis devraient renoncer au triplement des taxes douanières contre le roquefort qu'ils envisageaient depuis janvier.
« Nous avons atteint un compromis qui fournit une issue pragmatique dans le conflit de longue date sur le boeuf », ont indiqué dans un communiqué commun le représentant américain au Commerce extérieur (Ustr), Ron Kirk et la commissaire européenne au Commerce Catherine Ashton.
« Un accord est dans notre intérêt mutuel, et nous allons maintenant discuter avec les différentes parties prenantes et Etats d'un effort pour le mettre en oeuvre aussitôt que possible », ont-ils poursuivi.
Ce conflit, qui a démarré dans les années 1980, a donné lieu à plusieurs jugements de l'Organisation mondiale du commerce, le dernier en date, le 16 octobre, affirmant la légalité les sanctions prises en rétorsion par les Etats-Unis et le Canada contre les produits européens. L'Ue bloque en effet le boeuf américain sur son territoire, au prétexte que la viande des animaux traités aux hormones pourrait menacer la santé des consommateurs.
Aux termes de l'accord signé mercredi, l'UE va autoriser l'importation de « boeuf de qualité produit à partir d'animaux qui n'ont pas été traités avec des hormones de croissance, à hauteur de 20.000 tonnes pendant les trois premières années puis 45.000 tonnes à partir de la quatrième ». En échange, Washington « maintiendra les sanctions existantes et n'en imposera pas de nouvelles pendant la période initiale de trois ans, et supprimera toutes les sanctions durant la quatrième année ».
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