La leptosipirose du porc est une maladie infectieuse qui se manifeste le plus souvent par une infertilité en élevage. Le contrôle des rongeurs est déterminant pour la prévention de cette pathologie.
Suspectée en cas de troubles de la reproduction, la leptospirose du porc reste une maladie infectieuse difficile à diagnostiquer. Sa chronicité et l’infertilité qui l’accompagne a pourtant des conséquences économiques importantes dans les élevages porcins.
Le signes dominants de cette maladie se manifestent par de l’infertilité. Les signes cliniques observés dans 31 élevages séropositifs enquêtés (1) sont les retours en chaleur (moyenne de 14,3% au sein des élevages étudiés), les avortements (18 élevage concernés sur 31) et enfin la mortinatalité et la naissance de porcelets manquant de vigueur.
La méthode de référence pour le diagnostic est le test de micro agglutination (Mat) qui permet de diagnostiquer une infection aiguë mais qui présente des limites pour diagnostiquer une infection chronique à interprétation délicate. Il semblerait que le test Elisa PP (peptide protecteur) soit un outil plus intéressant permettant une détection plus précoce des anticorps. « Il apparaît indispensable de poursuivre les études nécessaires à la validation du test Elisa Pp dans l’espèce porcine », souligne le vétérinaire Guillaume Perreul, lors du congrès 2008 de la société nationale des groupements techniques vétérinaires (1).
Facteurs de risques
La praticien est co-auteur d’une enquête réalisée auprès de 31 élevages séropositifs naisseurs ou naisseurs engraisseurs en bâtiment dans l’Ouest de la France. Il rappelle le caractère déterminant du contrôle des rongeurs sur l’efficacité de la prévention de cette maladie en élevage. Les rats jouent en effet un rôle important dans la transmission et l’entretien d’une infection leptospirosique porcine. Les facteurs de risque identifiés dans les élevages enquêtés ont en effet fait ressortir l’importance de la mauvaise pratique du contrat de la dératisation : rodenticide non utilisé en permanence, pas réparti de façon stratégique dans l’élevage.
Par ailleurs, dans l’enquête réalisée auprès des élevages séropositifs, 28 présentaient des facteurs de risques susceptibles d’attirer les rongeurs : points d’eau à moins de 250 m de l’élevage, stockage de paille ou céréales sur le site d’élevage, facteurs bâtiments (murs d’élevage en pierre décrépis avec anfractuosités ou stockage de paille dans le grenier des bâtiments d’élevage).
Les autres facteurs de risques de la leptospirose identifiés dans l’enquête sont les changements dans la conduite d’élevage (regroupement de cheptels, changement du nombre de bandes, passage d‘auto renouvellement à achat de cochettes,..) et le milieu humide en élevage.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026