 « La politique d’exportation de porcs vivants par Initia s’est révélée rapidement efficace », affirme Jo Moal, son président (© DR) |
En avril 2005, les exportations de porcs vivants ont débuté. 162.640 porcs ont ainsi été exportés, principalement vers l’Allemagne. Pour 2006, Initia annonce un volume à l’export de 195.480 porcs. Une politique d’exportation mise en place, car, explique Jo Moal,
« en 2005, il est devenu clair pour Initia que le marché français du porc s’était déconnecté de la réalité européenne au regard de l’écart très important entre le prix breton et le prix allemand notamment ». L’objectif était de rééquilibrer les rapports de force.
« Stratégie efficace », selon Jo Moal qui attribue un impact direct des exportations de porcs français sur le prix payé au producteur.
Double effet
Pour le président d’Initia, la mise en place de la plateforme a permis de resserrer l'écart entre le cours allemand et le cours breton. L’écart n’est plus que de 2,10 centimes d'euros du kilo contre 5,73 avant le début des exportations. Et d’en déduire avoir fait augmenter le prix au producteur français de 3,63 centimes d'euro par kilo depuis le début des exportations en avril 2005 jusqu’à fin 2006.
Selon Jo Moal, l’action de plateforme bénéficie aussi aux abatteurs. Initia note que le prix de la viande de porc et des produits transformés suit la courbe des prix payés aux producteurs. Une hausse du prix du porc à Plérin, entraîne une hausse à Rungis une à deux semaines plus tard. La preuve selon initia « que les abattoirs ne compriment pas leurs marges lorsqu’ils accordent des hausses aux producteurs ».
 Initia estime à 3,63 centimes le bénéfice prix pour les producteurs français. |
« Les exportations de porcs bretons qui provoquent une hausse du prix payé aux producteurs ne fragilisent donc pas les outils d’abattage en France », conclut Jo Moal. Elles auraient même un double revendique Initia : économique et social. Economique, en maintenant la production en Bretagne par l’augmentation du prix payé au producteur et le maintien des marges des abattoirs en place. Social, car les emplois sont maintenus quand éleveurs et abattoirs poursuivent normalement leur activité.
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