L’analyse qui porte sur la période allant de 1990 à 2004, a montré une augmentation des productions agricoles de 0,5 % par an, le plus faible chiffre observé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La bonne augmentation de la productivité du travail (3,02 %), du fait de la diminution du nombre d’emplois, n’a pas suffi à contrecarrer la tendance à une stagnation de la productivité générale (due à celle du capital et des charges intermédiaires), apparue en 1998 et qui se poursuit encore aujourd’hui.
Des circonstances conjoncturelles, telles que l’épidémie d’ESB et la sécheresse de 2003, associés à des problèmes structurels, survenus avec la succession de réformes de 1992, 1999 et 2003, sont incriminés. Face à la stagnation de la production, l’étude préconise une diminution des charges (autres que l’emploi qui baisse déjà) afin de relancer la productivité. C’est-à-dire passer à un mode de production moins intensif, ce que l’agriculture française peine pour le moment à faire.
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