L’analyse qui porte sur la période allant de 1990 à 2004, a montré une augmentation des productions agricoles de 0,5 % par an, le plus faible chiffre observé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La bonne augmentation de la productivité du travail (3,02 %), du fait de la diminution du nombre d’emplois, n’a pas suffi à contrecarrer la tendance à une stagnation de la productivité générale (due à celle du capital et des charges intermédiaires), apparue en 1998 et qui se poursuit encore aujourd’hui.
Des circonstances conjoncturelles, telles que l’épidémie d’ESB et la sécheresse de 2003, associés à des problèmes structurels, survenus avec la succession de réformes de 1992, 1999 et 2003, sont incriminés. Face à la stagnation de la production, l’étude préconise une diminution des charges (autres que l’emploi qui baisse déjà) afin de relancer la productivité. C’est-à-dire passer à un mode de production moins intensif, ce que l’agriculture française peine pour le moment à faire.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026