L'Afssa, l'agence scientifique qui conseille le gouvernement français dans sa lutte contre la grippe aviaire recommande "la poursuite et le renforcement de l'application des mesures de bio-sécurité dans l'ensemble des élevages".
Même en l'absence de nouveau foyer depuis celui apparu dans un élevage de dindes à Versailleux (Ain), fin février, l'Afssa souligne, dans un avis publié vendredi, que "l'existence de foyers dans l'avifaune sauvage augmente le risque de diffusion du virus influenza aviaire H5N1 hautement pathogène (...) avec pour conséquence une augmentation du risque de contamination des oiseaux domestiques, proportionnelle au nombre de foyers dans le milieu naturel". Mais, souligne l'Afssa, "grâce au respect strict des mesures sanitaires réglementaires, le risque de contamination des oiseaux domestiques reste cependant limité comme en atteste l'absence de survenue de nouveaux foyers dans les élevages domestiques depuis celui apparu dans l'Ain".
Toutefois "compte-tenu de l'incertitude relative au devenir de ces foyers d'influenza aviaire H5N1 hautement pathogène apparus en France dans l'avifaune sauvage et de la difficulté d'appréciation de la contamination de l'avifaune migratrice de retour d'Afrique", les experts de l'Afssa recommandent "la poursuite et le renforcement de l'application des mesures de bio-sécurité dans l'ensemble des élevages". Parmi les mesures, l'Afssa prône "le maintien d'une surveillance étroite de la mortalité d'oiseaux sauvages afin d'apprécier l'évolution globale de la situation" et "la réalisation d'analyses épidémiologiques précises de la situation locale permettant d'adapter les mesures en fonction de l'évolution du risque".
Le groupe d'experts rappelle que pour la "transmission des virus influenza aviaire H5N1 hautement pathogène (...) trois voies, non exclusives l'une de l'autre, concourent à la dissémination du virus et donc à l'infection des espèces réceptives et à l'apparition de la maladie chez les espèces sensibles". Tout d'abord "les transports et les échanges d'oiseaux domestiques vivants réceptifs à l'influenza aviaire hautement pathogène, ainsi que les denrées ou produits en dérivant quand ils sont issus d'animaux infectés ou malades. Les contacts infectants pouvant être directs ou indirects". Puis "les oiseaux sauvages d'espèces réceptives, qu'ils soient migrateurs ou non" qui "représentent en particulier une source de contacts directs et indirects vis-à-vis des oiseaux domestiques".
Enfin "tout support physique pouvant être contaminé par les excrétions ou sécrétions issues d'oiseaux domestiques ou sauvages infectés, en particulier dans le cadre de l'activité humaine au sein des élevages ou des zones infectées". Pour l'Afssa "il peut donc aussi bien s'agir de moyens de transport, de contention (cages, véhicules), de litières, de déchets, d'équipements en contact direct ou indirect avec les oiseaux ou de tout autre support (chaussures, vêtements...) spécifiquement associé à l'être humain. De la même façon, mais de manière beaucoup plus rare, de nombreuses espèces animales peuvent jouer le rôle de transporteurs passifs, en l'absence d'infection active, si elles entrent en contact avec un environnement infecté".
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