Le rabais, ou "chèque britannique", est la somme que l'Europe rembourse chaque année au Royaume-Uni sur sa contribution au fonctionnement et aux investissements de l'Union européenne.
C'est un mécanisme plébiscité par l'opinion britannique, ce qui rend très difficile toute tentative de le réformer. Il a été obtenu lors du sommet de Fontainebleau (France) en 1984 par Margaret Thatcher. "Nous ne demandons pas d'argent (...). Nous demandons simplement qu'on nous rende notre propre argent", avait alors argué le Premier ministre conservateur, au pouvoir de 1979 à 1990. Le rabais est né pour compenser le fait que le Royaume-Uni percevait une part relativement faible des aides à l'agriculture européenne (70% du budget européen en 1984). Le mode de calcul des contributions, fondé sur la fiscalité, faisait aussi du pays l'un des gros contributeurs, alors qu'il était l'un des Etats les moins riches. Tout a changé depuis. La PAC compte pour moins de la moitié du budget européen (42%, et moins de 40% en 2010). L'économie britannique est aussi devenue la deuxième plus forte en Europe. Le rabais continue pourtant de représenter 66% de la contribution nette britannique de l'année précédente, soit 4,6 milliards d'euros par an en moyenne entre 1997 et 2003, et 5,3 Mds euros en 2004.
Si les propositions faites par Londres la semaine dernière étaient adoptées, la ristourne continuerait de croître pour atteindre en moyenne 7 Mds euros par an entre 2007 et 2013. Ce chiffre tient compte de l'offre de Londres de renoncer à 8 Mds euros sur l'ensemble de la période afin d'aider à financer l'aide aux pays entrés dans l'UE en 2004. Actuellement, 20 des 24 partenaires du Royaume-Uni contribuent au rabais à peu près à proportion de leur PIB. L'Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et l'Autriche, qui sont largement contributeurs nets, paient proportionnellement moins que les autres. A elles seules, la France et l'Italie paient chaque année environ la moitié du rabais britannique.
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