Les prairies avaient déjà cédé près de 2,5 millions d'hectares de 1982 à 1992. Une tendance qui s'est ensuite fortement ralentie depuis le milieu des années 90, avec la mise en place de la prime au maintien des systèmes d'élevages extensifs, poursuit Agreste. Les régions laitières sont les plus touchées par la diminution des prairies, et les transferts profitent aux terres arables en pourtour des bassins céréaliers. Elles traduisent d'abord l'intensification des activités agricoles et dans une moindre mesure la poussée de l'urbanisation. De 1992 à 2003, les terres arables se sont étendues de 135.000 hectares. Ces changements proviennent aussi de l'abandon de pâturages qui passent à l'état de landes, puis de forêts.
La nouvelle politique agricole commune, qui entre progressivement en vigueur depuis le début de de 2005, devrait atténuer les disparitions de prairies, car elle impose à chaque Etat un relatif maintien de la part des prairies dans les surfaces agricoles, souligne la publication.
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