Les pays de la région Asie-Pacifique ont approuvé mercredi 21 septembre une stratégie de lutte contre les maladies émergentes, telles que la grippe aviaire, frappant plusieurs d'entre eux, lors d'une réunion régionale de l'OMS à Nouméa (Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique sud).
Sorte de feuille de route pour aider les Etats à combattre les maladies émergentes, la stratégie de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé cinq objectifs majeurs, qui feront l'objet chaque année d'une évaluation. Ils reposent sur une réduction des risques de maladies émergentes, un renforcement de la détection précoce des flambées et de la riposte précoce ainsi que sur la préparation des Etats et la mise en place d'une collaboration technique durable dans la région.
Ce texte a été approuvé mercredi à l'occasion de la 56ème session du comité régional pour le Pacifique occidental de l'OMS à Nouméa, qui regroupe 37 Etats et territoires. Il a été rédigé en collaboration avec la région Asie du Sud-Est de l'OMS. L'Asie-Pacifique constitue l'épicentre de l'apparition des maladies émergentes, comme le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) et la grippe aviaire, qui risque actuellement de provoquer une pandémie planétaire, faisant des millions de victimes.
Selon Shigeru Omi, directeur de la région Pacifique ouest de l'OMS, le dynamisme des mouvements de personnes et de marchandises en Asie, le plus fort au monde, constitue un facteur prépondérant. Pour la grippe aviaire, "la densité des élevages de volailles et le fait qu'humains et poulets sont très en contact" représentent aussi un facteur sans aucun doute responsable de la maladie, a-t-il également déclaré.
Le comité régional de l'OMS a cependant souligné dans son rapport que "de graves lacunes subsistent en matière de surveillance des maladies transmissibles et de riposte aux flambées épidémiques dans la région". Ces défaillances s'avèrent d'autant plus cruciales aujourd'hui, que les experts ont averti qu'en cas d'adaptation humaine du virus H5N1 de la grippe aviaire, la maladie devra être circonscrite dans un délai de deux à quatre semaines, faute de quoi le virus deviendrait "impossible à contenir".
Le virus H5N1, identifié pour la première fois en 1997, affecte surtout les volailles dans dix pays d'Asie Sud-Est mais il a récemment gagné la Russie et le Kazakhstan. Le virus n'a infecté que 112 personnes dont une soixantaine sont décédées, selon les plus récentes statistiques de l'OMS. Le moment où interviendra une mutation du virus H5N1, qui le rendrait transmissible d'homme à homme, ne peut être défini par les spécialistes de l'OMS mais cette mutation est considérée comme inéluctable.
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