Et c’est le choix qu’a fait un élevage breton en 2000. Le but : passer d’une conduite à la semaine (20 bandes) à une conduite quatre bandes, sans perte de production. Histoire d’une réussite présentée lors des RIPP 2004.
Renouveler son cheptel reproducteur sans vider les post-sevrages et les engraissements dans un élevage où tous les bâtiments se côtoient : telle est l’expérience réalisée par un élevage breton de 400 truies.
Devant le risque sanitaire et technique, l’opération s’est déroulée suivant plusieurs étapes, prévues pour optimiser les chances de réussite :
- Un état sanitaire et un historique des contaminants connus sur l’ancien cheptel (sérologies positives, Map,…) a été réalisée.
- Choix du multiplicateur fournissant les cochettes : il devait répondre à des exigences sanitaires spécifiques, caractérisées par des sérologies négatives à différents contaminants:
| Contaminants | APP | Mycoplasme | GET/CVRP | SDRP |
| Résultats | Sérologies négatives | Sérologies négatives | Sérologies négatives | Sérologies négatives |
|
NB. Résultats du DSA négatifs pour Aujeszky et Peste Source: Ripp 2004 | ||||
- Etude de circuit dans l’élevage pour éviter tout croisement entre ancien et nouveau cheptel.
- Arrivée à 5 semaines d’intervalles et mise en quarantaine des 4 lots de 120 cochettes pour 4 à 5 semaines.
- Application d’un plan de prophylaxie aux cochettes:
| Vaccinations | Vermifugation | Déparasitage externe | Antibiotiques |
| Contre Aujeszky, Grippe, Mycoplasme, Rouget, Parvovirus et SDRP | Oxibendazole avant sortie de quarantaine | Phosmet avant sortie de quarantaine | Oxytétracycline 1000 ppm et Lincomycine 110 ppm pendant 10 jours en quarantaine |
| TMP sulfa de 3 jours avant la sortie de quarantaine à 7 jours après leur sortie* |
* cette prévention uniquement sur cochettes a suffi pour les 2 premières bandes, par contre à partir du moment où le nouveau cheptel est devenu majoritaire, il a été nécessaire de traiter également les truies de l'ancien cheptel. (Source: Ripp 2004)
- Passage par bande en salle gestante avec séparation de l’ancien cheptel
Pour cet élevage, plusieurs bénéfices ont été tirés de ce repeuplement. Un bénéfice économique d’abord, puisque le renouvellement sans repeuplement pendant 3 années a permis une économie de 71 euros/truie présente. L’intérêt a été mesuré sur les performances de reproduction, puisque les résultats de fécondité sont restés excellents avec un taux de mise bas global fin 2003 à 94.60%. La prolificité s’est également améliorée : 11.2 porcelets sevrés/par portée en 2002/2003 contre 10.7 en 1999/2000. D’autres améliorations ont été observées : Diminution des dépenses de santé depuis le repeuplement, amélioration de l’indice de consommation, …Autant de facteurs qui ont permis une amélioration du prix de revient…de près de 11cents du kilo de carcasse.
Pour découvrir en détail toutes les étapes du renouvellement ainsi que les améliorations apportées, lire l’exposé de François Pinsault et Françoise David, «Renouveler tout son cheptel truies sans vider l'élevage, Ne plus introduire de cochettes dans les bandes.Récit d'une "aventure" réussie», présenté lors des RIPP 2004 (Rencontres Internationales de production porcine) et actuellement en ligne sur le site des RIPP.
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