Pascal Lefrand, éleveur à Béthelainville dans la Meuse est aussi président de l’association M’Salers. Depuis 15 ans, il a développé son élevage de Salers. Témoignage.
«L’agrandissement de mon exploitation m’a amené à développer la Salers pour occuper les pâtures existantes », explique-t-il «C’est un complément d’exploitation qui, du fait de la facilité de son élevage, ne nécessite que peu de surveillance »
| Et quand on lui demande quelles sont les raisons qui l’ont conduit à sélectionner la Salers. Il le crie haut et fort : «On l’élève par amour !» et il précise «D’ailleurs, dans le nom de l’association M’Salers, il y a “M” c’est le M de Meuse mais aussi d’aimer... » . |
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On l’avait déjà compris Pascal Lefrand n’est pas président de cette association par hasard, il avoue d’ailleurs : « j’aime tout de cette race, y compris sa région d’origine où je vais quatre fois par an ».
«Outre l’amour que je lui porte, il y a aussi sa rusticité, sa longévité et sa fécondité. Chez les Salers, les veaux passent comme des lettres à la poste, et pour un éleveur c’est un confort non négligeable », explique tout de même ce passionné qui se déclare particulièrement fier de « Numéro », «un magnifique taureau de race Salers qui a remporté en 2002 et 2003 le prix d’Honneur d’Euroviande ». Et de préciser : « C’est un magnifique animal de 1200 kg, choisi pour son développement musculaire qui est recherché pour le label, et qui dégage une force tranquille qui plaît beaucoup».
« Le cahier des charges imposé par la démarche du Label, prévoit une alimentation reposant à 80% sur l’herbe, pâturée ou conservée et de fourrages », indique-t-il et « impose au moins deux saisons de pâture, après sevrage, d’une durée d’au moins six mois chacune ». Et d’ajouter que cela ne pose « aucun problème dans nos régions ou le climat convient parfaitement à cette race rustique ».
80 troupeaux composés de 4000 têtes sont recensés sur le département de la Meuse au sein de l’association M’Salers. La mise en place du Label rouge et des critères d élevage qui l’accompagnent ne «changent pas trop les habitudes des éleveurs ».
Par contre, selon Pascal Lefrand, « l’âge relativement jeune d’abattage des vaches au regard de leur longévité, qui peut dépasser une quinzaine d’années, va automatiquement tirer la qualité vers le haut et modifier certaines habitudes. »
Propos extraits du dossier de presse «Salers, une race noble»
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