Les effets attendus sur l'exploitation moyenne ECOLAIT. Les principaux chiffres de l'exploitation ECOLAIT
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Effets de l'application de la réforme surles marges brutes.
Hypothèses : les baisses des prixd'intervention sur les produits laitiers (15 %), sur la viande (20 %) et sur lescéréales (15 %) sont reportés intégralement sur le prix du lait et celui dela viande à la production.
La situation la plus pénalisante est doncenvisagée dans cette simulation.
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Marge Brute |
% de baisse
Prime/produit %
Marge brute totale de l’exploitation
- 103 343 F
11,7¨%
19,6%
Marge brute atelier lait
- 75 156 F
13,6%
10,8%
Marge brute atelier viande
- 10 725 F
10,4%
28,4%
Marge brute atelier céréales
- 17 462 F
7,8%
37,3%
- La marge brute de l’exploitation baisse de 11,7 %.
- Les primes représentent près de 20 % du produit de l'exploitation ; leur importance est considérable sur les ateliers céréales et viande.
- La nouvelle réforme pénalise plus les ateliers laitiers que les ateliers viande et céréales.
Effets de la réforme sur l'atelier lait
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- Cette baisse de marge brute de 23 centimes par litre de lait doit être en partie compensée par des enveloppes nationales.
- Cependant, cette compensation risque d'être limitée car, réparties sur l'ensemble du litrage français, ces enveloppes ne représentent que 5,5 centimes par litre.
- Ces sommes seront sans doute versées prioritairement à certaines catégories de producteurs qui ne sont pas définitivement ciblées actuellement : jeunes agriculteurs, zones de montagne, exploitations herbagères extensives ?. Les modalités de versement de ces aides nationales restent encore définir, mais n'en attendons pas de miracles.
Face à cettebaisse importante de marge brute comment réagir ?
La première réaction des producteurs delait à la vue de ces chiffres risque d'être un grand découragement. Il nousfaut donc proposer des solutions pour compenser ces baisses de marges.
Plus qu'avant, il n'y aura plus de modèleunique, mais des solutions à adapter à chaque type d'exploitation.
Quelques pistes d'action :
L'aliment concentré devrait baisser,suivant ainsi le cours des céréales, mais cette baisse sera modérée (5 à 10%), car l'aliment reste fortement indexé sur le prix des matières azotés. Uneéventuelle interdiction de l'utilisation des farines animales risque même defaire flamber le prix des protéines végétales d'origine principalement...Américaine.
La baisse des charges alimentaires passeaussi en grande partie par une meilleure maîtrise du coût de production desfourrages. De grands gisements d'économie existent sur les exploitationslaitières :
- Systèmes fourragers plus adaptés aux conditions agronomiques de l'exploitation, et laissant une plus grande place à l'herbe et aux céréales ou au contraire aux sous-produits selon les potentialités de chaque exploitation.
- Frais de cultures réduits en revoyant en particulier la fertilisation de la surface fourragère et en optimisant la valorisation des déjections animales.
- Meilleure valorisation de l'alimentation par des animaux en bonne santé et élevés dans de bonnes conditions d'hygiène.
ECOLAITration totale permet ainsi une bonne approche du coût alimentaire au litre delait.
- Baisser les charges de structure en sortant du réflexe « bâtiment cathédrale » et gros matériel, même si, ces dernières années le P.M.P.O.A entraîne une relance des investissements en matière de bâtiments d'élevage.
- L'augmentation de la production laitière (si les quotas disparaissent) dans certaines exploitations disposant des structures matérielles et humaines permettant d'augmenter les livraisons de lait sans gros investissement supplémentaire.
- Orientations vers des productions plus marginales, plus rémunératrices mais aussi plus contraignantes comme la production de lait biologique ou la vente produits à la ferme.
- La recherche de ces solutions nécessite plus que dans le passé une approche stratégique de l'exploitation laitière développée par PROJILAIT.
Philippe WALLET
Ingénieur Conseil BTPL


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