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DNC : la vaccination sera « renouvelée » en 2026 dans quatre régions

Dans ces zones, la vaccination contre la DNC sera à nouveau obligatoire et prise en charge par l'État.

Les bovins seront de nouveau vaccinés cette année contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans les quatre régions concernées par la vaccination en 2025, a annoncé lundi le ministère de l'agriculture, à l'issue d'un « Parlement du sanitaire » qui réunit éleveurs, institutions, vétérinaires et scientifiques.

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« À l'issue des échanges, une large majorité des participants s'est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination dans les zones concernées par la maladie en 2025 : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie », a indiqué le ministère dans un communiqué.

La vaccination contre la DNC sera à nouveau obligatoire et prise en charge par l'État. Son déploiement sera décidé au niveau régional, a précisé le ministère. Le vaccin contre la dermatose bovine étant efficace entre 12 et 18 mois, toutes les régions n'en sont pas au même stade.

En Savoie et Haute-Savoie, berceau de la maladie arrivée en juin 2025 en France, la campagne de vaccination a eu lieu au cours de l'été dernier. Cette saison est par ailleurs propice à la transmission de la maladie par des mouches piqueuses et les taons. En Bourgogne-Franche-Comté, les bêtes ont pour la plupart été vaccinées à l'automne.

Trois scénarios

Dans dix départements du Sud-Ouest, dont deux en Nouvelle-Aquitaine et le reste en Occitanie, la vaccination s'est intensifiée à partir de la mi-décembre. Depuis, 96,5 % des bovins ont été vaccinés dans la région, soit 697 284 bêtes à la date du 29 janvier, selon le dernier bilan du ministère.

Trois scénarios ont été présentés lundi au « Parlement du sanitaire » (Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale, CNOPSAV) : l'arrêt de la vaccination, la poursuite de la vaccination dans les zones déjà concernées, ou encore l'extension de la vaccination à tout le territoire métropolitain, comme le demande la Coordination rurale.

Les autorités ne sont toutefois pas favorables à cette dernière option qui suspendrait le statut indemne de la France lui permettant d'exporter sans contraintes. La Coordination rurale a été le fer de lance, avec la Confédération paysanne, de la contestation de la stratégie sanitaire du gouvernement, qui a attisé la colère agricole en décembre.

Ces deux syndicats demandent notamment la fin de l'abattage total d'un foyer à partir du moment où un cas est recensé dans un troupeau. Aucune évolution n'a été annoncée en ce sens lundi. Le gouvernement a mandaté le Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) pour évaluer d'ici au printemps si ce protocole peut évoluer dans les zones ayant atteint l'immunité vaccinale.

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