Login

Les conseils d’un vétérinaire pour réaliser une intraveineuse

« La plupart du temps quand un éleveur n’y arrive pas, c’est lié à un problème de contention », certifie Arnaud Triomphe.

L’injection en intraveineuse permet une efficacité quasi-immédiate des produits administrés, par rapport à une injection intramusculaire qui est souvent jugée « plus facile à faire ». Un vétérinaire nous a donné quelques conseils pour mener à bien cet exercice.

Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.

Lors d’une formation « Maîtrise des actes de soin en élevage », Arnaud Triomphe a partagé de nombreux conseils à la dizaine d’agriculteurs présents. Cette formation orchestrée par la chambre d’agriculture de Seine-Maritime a permis de voir -ou revoir- certaines pratiques utiles en élevage bovin.

Une bonne contention et une aiguille neuve

En premier lieu, une bonne contention est « primordiale », certifie le vétérinaire, « la plupart du temps quand un éleveur n’y arrive pas, c’est lié à un problème de contention ».

Positionner la tête relevée et inclinée à 45°C, « on peut s’aider d’une mouchette attachée au cornadis pour maintenir le cou de l’animal tendu. Dans le cas où la vache est couchée, on peut enrouler la corde autour du jarret de la patte arrière, toujours dans l’objectif d’avoir le cou le plus tendu possible », explique Arnaud Triomphe.

Si la jugulaire n’est pas visible, il faut « exercer une compression avec le poing pour la faire sortir ». De là, on pique à une inclinaison de 45°C avec une aiguille neuve, puis « on l’incline dans le bon sens à l’intérieur de la veine. Le sang doit sortir immédiatement par l’aiguille, s’il n’y en a pas, c’est possible que l’on soit sorti de la veine, explique-t-il, alors on ressort tout doucement l’aiguille ».

Une fois la jugulaire repérée, on insère l'aiguille -neuve de préférence- avec une inclinaison de 45°C. (© Terre-net Média)

A découvrir également

Voir la version complète
Gérer mon consentement