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Le gouvernement augmente le quota d'abattage de loups

Le nombre maximum de loups pouvant être abattus a été porté à 21 % de l'effectif estimé en France, contre 19 % auparavant, par un arrêté paru mardi au Journal officiel.

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Cette mesure, qui concerne le millier de loups dénombrés en France, avait été annoncée en janvier, sous pression des syndicats agricoles. D'autres règles ont été assouplies mardi : il n'est par exemple plus nécessaire d'obtenir une autorisation pour un tir de défense d'un troupeau dans certaines zones particulièrement exposées, une déclaration préalable au préfet est désormais suffisante. La procédure pour les « tirs de prélèvement », c'est-à-dire indépendamment de l'attaque d'un troupeau en cours, a également été allégée.

L'abattage « de loups dans le milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux », est toujours interdit, mais l'arrêté supprime le loup de la liste française des mammifères terrestres protégés, fixée en 2007.

En mai, l'Union européenne avait déclassé le statut de protection du loup, devenu une espèce « protégée » et non plus « strictement protégée », ouvrant la porte à davantage de souplesse dans les plans de gestion du loup des Etats membres.

L'arrêté autorise également, dans une certaine limite, les tirs de défense pour les éleveurs de troupeaux qui n'ont pas fait l'objet de mesures de « réduction de vulnérabilité » (enceintes protégées, système d'alerte, chiens de protection...).

« Si ces mesures constituent une première réponse pour les éleveurs des territoires nouvellement prédatés, elles restent dérisoires face aux dégâts enregistrés chaque année », ont jugé lundi plusieurs organisations dont la FNSEA après des annonces de la ministre de l'agriculture Annie Genevard.

Du coté des ONG, ces mesures sont jugées « complètement inacceptables » par la présidente de One Voice, qui annonce vouloir « déposer le plus rapidement possible un recours devant le Conseil d'Etat ». Cela « ne va rien régler bien au contraire: il est prouvé que quand on tue des loups, ça disperse les meutes, ce qui augmente les attaques », a expliqué à l'AFP Muriel Arnal.

Malgré la hausse du plafond d'abattage, les organisations, dont la Fédération nationale ovine, jugent ce quota toujours trop bas, « sans impact sur le niveau de dégâts ».

« J'ai procédé à toutes les simplifications possibles », a commenté Annie Genevard, citée dans un communiqué de presse mardi. « S'il faut aller plus loin, il faudra modifier la loi », a-t-elle ajouté.

D'après le ministère de l'agriculture, « selon de premières estimations, le nombre d'attaques de loup a augmenté d'environ 10 % (4 441 attaques) » en 2025.

Selon le dernier comptage officiel, le nombre de loups en France est resté relativement stable en 2025, à 1 082, contre 1013 en 2024.

Les territoires fréquentés par le loup se sont continuellement étendus en dix ans, passant de moins de 10 départements à plus de 60, et leurs attaques sont un sujet sensible sur fond de colère agricole. Selon les ONG, il faudrait une population de 2 500 loups pour que l'espèce soit viable.

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