Le prix du lait Spot s’éloigne des 100 €
La semaine de Noël, le lait Spot ne valait plus rien. Depuis, le prix reprend des couleurs, mais reste très loin du prix de base payé actuellement aux producteurs.
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C’était le coup de théâtre la dernière semaine de 2025. Face à l’océan de lait, l’absence de demandes des opérateurs habituels et le ralentissement de l’activité des usines, le prix du lait Spot s’effondrait. Des laiteries proposaient de vendre gratuitement leurs excédents. Du lait a été jeté. Cela s’est traduit par un prix Spot tombé à zéro, et même moins si les vendeurs ont payé leur transport pour s’en débarrasser.
Le marché a repris aujourd’hui quelques couleurs, « aidé » temporairement par la dizaine de millions de litres jetés à cause des intempéries et par le léger fléchissement de la collecte. Néanmoins, le prix Spot est loin des prix de base de 430 € à 450 €/1 000 l payés en janvier aux producteurs. En semaine 5, il progresse de 30 € à 200 €-210 € selon les destinations.
La circulation des volumes se fluidifie. Les entreprises de transport retrouvent leur activité habituelle, les congés de fin d’année de leurs salariés étant derrière elles. Les Allemands ne black-listent plus le lait issu des zones de protection et de surveillance de la DNC à l’est de la France, puisqu’elles ont été levées. Enfin, les Espagnols et maintenant les Italiens apportent de l’air à ce marché bien encombré.
Encore des incertitudes pour les prochains mois
Les courtiers sont désormais attentifs à l’évolution de la collecte en février, à la gestion des prochaines opérations de maintenance des usines, ou encore à la possibilité des industriels à capter le marché algérien de poudres de lait. Ce n’est pas du seul seul ressort des transformateurs. Elle dépend de l’évolution politique de la relation entre la France et l’Algérie.
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