De l’orge aplatie dans l’enrubannage : « je fais des plats préparés pour mes vaches »
Pour fermer son silo l’été, Cédric Boivineau mise sur une ration complète conservée dans des balles d’enrubannage. Une première qu’il a testé cette année, et compte bien reproduire à grande échelle l’année prochaine.
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Éleveur de vaches allaitantes en Vendée, Cédric Boivineau aime tenter des expériences. La dernière en date ? « Une première mondiale », sourit l’agriculteur. « Enfin presque. C’est peut-être une deuxième, mais ça n’est pas courant ! »
Du « batch cooking » pour la période estivale
Fatigué de gérer un silo d’ensilage pendant la période estivale pour quelques bêtes à l’engrais, il a entrepris de passer à l’enrubannage. « Il y a moins de problèmes d’échauffement », tranche Cédric. Mais quitte à passer aux « portions sous cellophane », pourquoi ne pas opter carrément pour des plats préparés ? Si bien qu’au printemps dernier, l’agriculteur a incorporé de l’orge aplati directement dans ses balles d’enrubanné.
« J’ai testé sur une trentaine de balles. C’est moi qui finance mes essais, alors il faut rester prudent », insiste l’agriculteur. « Une botte d’enrubanné coûte autour de 13 €, alors si en plus je perdais du grain… »
Au déballage, le résultat a apporté satisfaction. « L’orge était bien répartie dans la botte ». En quelques minutes, les animaux étaient affouragés au râtelier avec une ration complète.
De l’orge répartie à la décileuse
La méthode demande un peu de logistique. « J’ai passé un après-midi à faire des allers-retours en tracteur pour désiler l’orge sur les andains », se remémore Cédric. Sur le plan pratique, il a opté pour la trémie à concentré de la décileuse pailleuse afin de déposer l’orge sur l’herbe. Pour le volume, compter 800 g au mètre, pour des andains regroupant 8 m d’herbe. « J’ai estimé le rendement de la parcelle pour savoir combien d’orge intégrer et avoir le même ratio que dans ma ration habituelle ». L’orge est ensuite montée dans la presse avec l’andain, sans déchets au sol. « On en retrouve un petit peu à terre au moment du liage, mais cela reste très raisonnable. »
Pour la prochaine campagne, Cédric voit les choses en grand. « J’ai fait un essai cette année avec 2 tonnes, et j’en ai 12 d’aplaties pour le printemps 2026. » L’objectif : fermer le silo l’été prochain.
Seul bémol, il cherche une solution pour désiler plus rapidement l’orge sur le fourrage. « Cette année, j’ai distribué 2 tonnes avec une trémie de 200 kg. C’était assez long. » Mais l’éleveur a quelques idées pour améliorer son débit de chantier, à retrouver d’ici quelques mois sur sa chaîne YouTube !
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