Le cheptel reproducteur bovin français, un capital animal de 17,2 milliards d’euros
En 2025, la valeur du cheptel bovin femelle s’élevait à 17,2 milliards d’euros, et a permis de générer un produit commercial de l’ordre de 21 milliards d’euros d’après Races de France.
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Faut-il donner un prix aux choses pour qu’elles aient de la valeur ? Au-delà de la question philosophique, Races de France a entrepris de chiffrer la valeur du cheptel reproducteur français. Une manière de mettre en évidence l’importance du capital animal présent dans l’hexagone et de saisir l’impact de la décapitalisation bovine. Et les chiffres donnent le tournis !
Dans son estimation de la « valeur de la Ferme France », Races de France fait état de 3 294 000 vaches laitières et 3 425 000 vaches allaitantes en 2025. Ces quelques 6,7 millions de vaches représentent toutes ensemble un cheptel d’une valeur de 18,97 milliards d’euros. Pour son estimation, l’association a comptabilisé un prix forfaitaire de 2 050 € par bovin lait, et 3 050 par bovin viande. « Un capital structurant pour l’économie agricole ».
Mais ce capital n’est pas seulement immobilisé. Il permet de produire. En 2025, le cheptel laitier et allaitant a généré l’équivalent de 19,2 milliards d’euros de produits via le lait et la viande. Compter environ 22,9 millions de tonnes de lait, pour une valeur dépassant les 10 milliards d’euros, ainsi qu’une production de viande bovine estimée à 8,6 milliards d’euros, principalement portée par les abattages de vaches. La filière bovine génère également de la valeur à l’export, avec 1,8 milliard d’euros générés par l’export de broutards, reproducteurs vifs ou veaux laitiers.
Si bien qu’au total, les 17,2 milliards d’euros immobilisés à travers le cheptel reproducteur ont généré une production de richesse de l’ordre de 21 milliards d’euros : « un ratio remarquable qui confirme la performance et le rôle fondamental des élevages ruminants dans l’économie du pays », poursuit Races de France dans un communiqué.
Pourtant, depuis 2005, la Ferme France perd des vaches. L’Hexagone compte aujourd’hui 600 000 vaches allaitantes de moins qu’en 2005, et 523 000 vaches laitières : un manque à gagner notable pour l’agriculture française. D’autant que derrière les euros se cache la production alimentaire française. « La baisse du nombre de femelles dans les cheptels — en particulier bovins viande — risque de fragiliser durablement la production nationale, la souveraineté alimentaire, les filières sous signe de qualité et la vivalité des territoires ruraux ».
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