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Produits laitiers de l'UE : la France juge « insuffisante » la baisse des droits de douane par la Chine

La France a jugé vendredi « insuffisante » la baisse des droits de douane annoncée par la Chine sur certains produits laitiers de l'Union européenne (UE), qui pourront atteindre 11,7 %, dans un contexte de relations commerciales tendues.

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Après avoir instauré des droits de douane « provisoires » de 21,9 à 42,7 %, entrés en vigueur en décembre, la Chine a annoncé jeudi qu'elle allait finalement imposer des droits de douane sensiblement moins élevés, compris entre 7,4 et 11,7 %. Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes. Ils sont appliqués à partir de vendredi pour une durée de cinq ans.

« Nous prenons acte des conclusions publiées » jeudi par les autorités chinoises, ont écrit dans un communiqué commun le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et celui du commerce extérieur, Nicolas Forissier. « Les droits de douanes chinois sur les produits laitiers UE demeurent pénalisants pour nos producteurs et pour la compétitivité de nos exportations sur un marché stratégique », déplorent-ils, soulignant qu'ils « concernent un volume d'échanges évalué à près de 430 millions d'euros ».

Les deux ministres dénoncent les accusations « infondées » portées par les autorités chinoises, qui disent avoir pris ces mesures à l'issue d'une enquête antisubventions de la chine lancée en août 2024. Les Européens voient cette procédure comme une mesure de rétorsion, car elle avait été décidée au lendemain de l'annonce par l'UE de sa décision d'imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.

« Nous continuons à contester le principe même de cette enquête », écrivent vendredi messieurs Barrot et Forissier. « Les autorités françaises et européennes ont, dès l'origine, défendu le caractère injustifié de cette procédure. Elles continueront de le faire avec détermination, y compris au niveau de l'OMC », disent-ils. « Nos producteurs doivent pouvoir exporter dans un cadre transparent, non discriminatoire et respectueux des règles du commerce international », ajoutent-ils.

Les relations commerciales entre l'UE et la Chine sont sous tension depuis 2024. Après le bras de fer sur l'automobile, Pékin a également ciblé les importations de cognac et autres brandys européens. L'UE reproche aussi à la Chine d'entretenir à coup de subventions d'énormes surcapacités dans la production d'acier, qui mettent en péril l'industrie européenne.

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