Un jeu de cartes pour aborder les leviers de décarbonation
Le Carbonomètre du lait est un outil d’animation qui permet de prendre conscience de l’impact de différents leviers sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
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Pour faciliter la mise en place de leviers de réduction de l’empreinte carbone des élevages laitiers, l’institut de l’élevage a conçu avec les conseillers du réseau AccéLair, un outil d’animation Le carbonomètre du lait.
Ce jeu de cartes permet, à partir d’un cas concret, de hiérarchiser les leviers de réduction de l’empreinte carbone selon leur impact. « Il vise à initier un échange technique afin de faciliter leur appropriation et leur mise en œuvre » par les éleveurs, présente l’Institut de l’élevage.
Le jeu part d’un cas type Inosys : une ferme laitière représentative des zones de plaine avec un élevage de 130 vaches, 2 robots, 60 ha cultures de vente et des vaches qui ne sortent pas au pâturage :
Les critères techniques et environnementaux ont été volontairement modifiés pour arriver à une empreinte carbone ramenée au litre de lait de 1,10 kg eq CO2. Ensuite, 22 cartes, correspondant chacune à un levier, sont proposées pour faire baisser ce chiffre.
Voici le top 5 des leviers permettant de réduire l’empreinte carbone totale de l’exploitation type :
- - 10 % : mise en place de la micro-méthanisation pour valoriser 5 300 m3 de lisier de l’élevage ;
- - 10 % : couvrir la fosse à lisier ;
- - 8 % : utiliser du Bovaer dans la ration des animaux à l’auge pour réduire les émissions de méthane de 30 à 40 % ;
- - 7 % : remplacer 130 t de tourteau de soja importé par 185 t de tourteau de colza ;
- - 4 % : mettre en place du pâturage sur 18 ha.
« Dès qu’on touche au méthane, principale source d’émission de GES en élevage, l’impact est important », confirmait Adèle Marsault, de l'Institut de l'élevage lors du dernier Space.
Ce sont des pourcentages par rapport à un cas type, ensuite les éleveurs débattent sur la faisabilité technique, les investissements nécessaires, l’impact sur le travail quotidien, mais aussi l’acceptabilité sociale. « On finit souvent par des débats sur la méthanisation, sur l’ajout d’un additif chimique dans la ration des vaches, etc. » Un jeu de cartes qui, au final, permet à chacun de nourrir sa réflexion.
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