Stéphane Ferret : « J’exploite désormais l’herbe de façon optimale »
Stéphane Ferret est éleveur laitier en Haute-Loire, à Saint-Pierre du Champ, à 950 mètres d’altitude. Il témoigne dans une vidéo de la Chambre d’agriculture Auvergne-Rhône-Alpes sur son changement de système.
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« Je faisais beaucoup de lait, mais ça me demandait énormément de travail et à la fin, il ne m’en restait plus beaucoup dans le porte-monnaie ! », se souvient-il en évoquant son exploitation avant 2017, lorsqu’il était en système conventionnel.
« J’étais souvent dépassé par l’herbe et je valorisais mal mes prairies », reconnaît-il. Il décide donc de changer complètement de système et de passer en bio : « je voulais un système beaucoup plus simple et libérateur en temps de travail ».
Après une formation, il s’engage dans le pâturage tournant dynamique. « La formation m’a permis de bien estimer la quantité d’herbe présente dans mes parcelles. On a donc regardé la production d’herbe, les surfaces disponibles et avec ça j’ai mis en place un système de paddocks que j’ai fait évoluer les deux-trois premières années. » Aujourd’hui, il a 7 paddocks fixes de 3 jours chacun. « Je fais pâturer jour et nuit. J’essaie de démarrer tôt au printemps et de pousser jusque tard à l’automne », explique-t-il. La ration d’hiver est, quant à elle, constituée d’herbe enrubannée et de céréales.
Depuis deux ans, il mesure l’herbe une fois par semaine dans tous ses paddocks : « ça me permet de savoir où j’en suis, si je dois rajouter un paddock, débrayer pour enrubanner et ne pas être dépassé par l’herbe. »
Il s’est aussi équipé d’une station météo afin de bien suivre la somme des températures : « ça me permet de mieux juger quand c’est le bon moment pour faucher, pour la mise à l’herbe, pour savoir si je suis dans les clous pour mes tours de pâturage… »
Après plusieurs années de recul, il estime exploiter l’herbe de façon optimale. Et niveau temps, « j’accompagne juste mes vaches avec mon quad le matin et le soir ! J’ai juste à tourner les poignées pour changer les vaches de paddock ! » se réjouit-il.
Enfin d’un point de vue financier, il n’achète plus ni engrais, ni tourteaux, juste des céréales. « J’ai amélioré ma rentabilité ! », sourit-il.
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