Dans l’Allier, un démonstrateur agrivoltaïque dédié aux bovins
Comment se comportent les bovins sous des installations photovoltaïques ? Quel impact sur leur croissance, sur la pousse des mélanges prairiaux ? C’est pour répondre à ces questions qu’un démonstrateur agrivoltaïque porté par Photosol est en construction dans l’Allier.
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Depuis ce printemps, une activité inhabituelle agite l’exploitation de Pascal Mychajliw, à Gouise dans l’Allier. Cet éleveur de charolaises, féru d’agriculture et d’innovations, a pris part au projet déployé par Photosol. L’objectif : implanter un démonstrateur agrivoltaïque sur 2,5 ha pour comprendre les interactions entre ces installations, les animaux, la pousse de l’herbe et la vie du sol. « Quatre technologies différentes vont être comparées, détaille Agathe Boukouya, ingénieure agronome chez Photosol : une ombrière fixe « classique » équipée de deux panneaux verticaux ; deux trackers qui suivent la courbe du soleil avec un ou deux panneaux solaires ; et une structure innovante, verticale, pourvue de panneaux verticaux. Un témoin est bien sûr pris en compte : cette surface de la parcelle ne sera pas couverte. » Si Photosol possède déjà de nombreuses références sur les ovins, ce projet est le premier dédié aux bovins : cet essai permettra de collecter des données utiles à l’ensemble de la filière.
Quatre axes de recherche déployés
« Quatre axes de recherche structurent le projet, complète Agathe Boukouya. Si l’étude du microclimat (lumière, vent, température, humidité, pluviométrie) sous et à côté de ces installations semble incontournable, nous nous intéresserons également au sol, avec des mesures de fertilité et de biodiversité réalisées avant le début du projet puis à intervalles réguliers, à 3, 5 et 10 ans. » Bien évidemment, le comportement des animaux, leur interaction avec les structures, leur bien-être, leur courbe de croissance... seront évalués. L’idée serait aussi de mesurer leur résistance au stress thermique via leur consommation d’eau ou la mesure du HLI (Heat load index) par exemple. Autres structures sur lesquelles le projet s’appuie : l’Ucal (Union des coopératives agricoles de l’Allier) pour le choix et le suivi des mélanges prairiaux – 4 au total – et Trac N Co pour développer une application de pilotage des trackers.
Pascal Mychajliw, l’éleveur, joue un rôle pivot dans le cadre du projet, en tant que « caution terrain ». « À moi de faire remonter toutes les observations du quotidien pour identifier les points à améliorer, précise-t-il. Car l’idée n’est de perturber ni le quotidien des vaches ni celui de l’éleveur. » Même si la sécheresse de cet été a quelque peu compliqué l’implantation des prairies, un premier bilan est attendu pour fin 2027. Y seront présentés les résultats sur les plans agronomique, production animale mais également énergétique.
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