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Des Aubracs qui font des kilomètres pour pâturer et entretenir le territoire

Le troupeau s'adapte au parcellaire disponible : landes et PP autour du siège de l'exploitation, prairies temporaires et permanentes plus en hauteur, et aussi des surfaces en estive.

Les Aubracs du Gaec des Bergnes en font des kilomètres ! En effet, ce troupeau de l'Aude est conduit en plein air sur un parcellaire très diversifié : prairies, estives puis landes avant de retourner sur les prairies autour du siège de l'exploitation pour passer l'hiver. Une conduite qui lui réussit et qui permet de préserver la biodiversité environnante.

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Daphné et Sylvain Mervoyer sont installés en Gaec dans l'Aude en agriculture biologique. Ils élèvent des Aubracs conduites en plein air. « On est sur une grande superficie, 428 ha, mais qui inclut beaucoup de surfaces très sèches et peu productives comme les landes », explique Daphné Mervoyer qui intervenait récemment dans un webinaire organisé par Osae, centre de partage de ressources agroécologiques créé par l'entreprise associative Solagro.

Une alimentation variée au fil des saisons

« Les vaches consomment l'herbe des prairies permanentes au printemps, de l'estive en été. Pendant ce temps, on fait des foins. Les vaches viennent consommer les repousses des prairies de fauche à l'automne. Ensuite, elles basculent dans les landes en automne avec des ressources variées (herbe, ligneux, fougères, glands). L'hiver, elles reviennent sur le site de l'exploitation et ont du foin de prairie naturelle à volonté complété avec du foin de légumineuses. »

Tous les animaux sont finis sur la ferme. « En phase d'engraissement, on leur distribue en plus du foin 1 kg d'aliment complet (Ruminbio engraissement) pour 100 kg de poids vif fractionné en 2 apports (matin et soir). » La viande est découpée localement dans un abattoir géré par les éleveurs locaux puis vendue en circuit court.

Peu de traitements, ou en tout cas différents

Cette conduite amoindrit fortement le risque parasitaire car le temps de retour sur les parcelles est très long. « Au printemps, les vaches sont en pâturage tournant et reviennent 2 à 3 fois maximum sur une même parcelle. » Les éleveurs n'utilisent pas d'antiparasitaire dans le but de préserver au maximum la vie du sol. L'objectif : protéger la biodiversité des prairies et des estives.

Ils se sont formés pour changer de méthodes de traitements. En concertation avec leur vétérinaire, ils réalisent donc des répulsifs externes à base d'huiles essentielles ou encore des seaux à lécher. La richesse des prairies a aussi un rôle naturel à jouer sur la santé du troupeau.

« Avec ce type de pâturage, on trouve que nos animaux sont en bonne santé. » Le système plein air réduit également les risques de boiteries, « elles se résorbent bien souvent toutes seules », avoue l'éleveuse qui poursuit : « On vaccine en revanche contre l'entérotoxémie et la BVD. »

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