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125 ans du VDMABernd Scherer tire sa révérence

Le docteur Bernd Scherer (à gauche) prend sa retraite et transmet la direction générale du VDMA au docteur Tobias Ehrhard (à droite). (©VDMA)
Le docteur Bernd Scherer (à gauche) prend sa retraite et transmet la direction générale du VDMA au docteur Tobias Ehrhard (à droite). (©VDMA)

Le VDMA vient de souffler sa 125e bougie et pour l'occasion, Anthony Van der Ley a souligné les progrès de l'industrie. Depuis près de 30 ans à la direction générale, Bernd Scherer a fait valoir son départ en retraite et a rappelé la transition réussie avec Tobias Ehrhard.

Le VDMA, association allemande des constructeurs de matériel agricole, a célébré son 125e anniversaire le 24 mai dernier à l'endroit où elle est née au siècle dernier, à Leipzig (Allemagne). L'actuel président, Anthony Van der Ley de Lemken, a déclaré que : « Notre industrie a toutes les raisons d'être fière de ce qu'elle a accompli. À la fin du 19e siècle, les charrues, les foreuses, les moissonneuses-batteuses et les locomobiles n'étaient pas seulement les moteurs de la mécanisation agricole ; elles constituaient plutôt un volet important du développement industriel dans son ensemble. Gagner en efficacité était l'essence de tout ce travail ».

Depuis 1897, l'association est restée fidèle à sa philosophie de départ. Le VDMA demeure un forum pour ses membres, une voix forte de la filière et un prestataire de services compétent pour les questions de marché, de technologie et de normalisation.

À l'origine d'un fabricant de charrues

Rudolph Sack, le fondateur de l'association, fabricant de charrues, homme politique industriel et cosmopolite, misait déjà sur le commerce international, exportant vers Kiev et Moscou dès le milieu du 19e siècle. Le collectif a mis en place des services de conseil couvrant tous les aspects en lien avec les questions, déjà virulentes, des tarifs douaniers et des conditions d'exportation.

La filière était tributaire des interfaces, ce qui l'a conduit à entrer dans le domaine de la normalisation. L'approche des services gouvernementaux, qui semblait au départ contre-intuitive, a fourni des avantages en matière de normalisation au cours des années suivantes. La compétence actuelle en matière d'interface porte ses fruits, notamment dans le domaine d'avenir de la numérisation.

Plus de 80 statistiques d'intérêt mondial

Les données commerciales et les cycles économiques, basées sur plus de 80 statistiques, sont l'une des caractéristiques de l'offre de services. Elle a été étendue et internationalisée depuis les années 1990. « Voir plus loin que le bout de notre nez, être ouvert sur le monde et avoir soif d'action... c'est ce qui nous a non seulement ouvert de nombreux nouveaux marchés au cours des dernières décennies, mais nous a également apporté de nombreux nouveaux membres. Aujourd'hui, le VDMA vit et pense globalement », résume monsieur Van der Ley. Les bureaux du VDMA en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud confirment bien cet état d'esprit.

En ces temps de tempête politique, les défis de la politique agricole et alimentaire ne diminuent pas. Il est nécessaire de rendre le système alimentaire plus résistant aux crises. Compte tenu des objectifs ambitieux du gouvernement allemand en matière de climat et de durabilité, la cohérence numérique des processus agricoles sera indispensable à l'avenir. L'agroéquipement apporte une contribution importante.

42 ans et des projets plein la tête

À noter la passation de relais vers la génération suivante en matière de direction générale. Après quasiment 30 ans installé aux manettes, Bernd Scherer a transmis le flambeau à Tobias Ehrhard. Bernd est une figure marquante du machinisme agricole, il a fait progresser l'industrie européenne. Dès ses débuts, l'homme a mis l'accent sur l'européanisation cohérente de l'association et de son réseau.

Depuis avril, c'est Tobias Ehrhard qui dirige l'association aux côtés de Bernd Scherer. Départ en retraite prévu dès la fin juin. Pour Anthony Van der Ley : « un changement de génération réussi ! » Tobias a déjà occupé des postes de direction au sein de la VDMA pendant plusieurs années et la profession hérite d'un "Européen convaincu". Âgé de 42 ans, l'industriel titulaire d'un doctorat, a déjà lancé les premiers projets comme le système d'entraînement du futur installé sur les machines agricoles et les tracteurs.

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