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Tracteur autonomeL'ambiance serait-elle électrique chez CNH ?

Monarch a dévoilé l'un des premiers tracteurs autonomes 100 % électrique et sa technologie intéresse le groupe CNH Industrial. (©Monarch Tractor)
Monarch a dévoilé l'un des premiers tracteurs autonomes 100 % électrique et sa technologie intéresse le groupe CNH Industrial. (©Monarch Tractor)

Le groupe CNH Industrial confirme son intérêt pour les tracteurs 100 % électriques et autonomes, avec la possibilité d'une utilisation classique par l'agriculteur. Sa prise de participation au capital de l'entreprise américaine Monarch Tractor le confirme. Détails de ce que pourrait être votre prochaine monture !

 

Le groupe CNH Industrial a récemment officialisé sa prise de participation au capital de l'américain Monarch Tractor. L'entreprise, dont le siège est installée à Livermore en Californie, propose des engins intelligents, propres et dont le prix de vente est économiquement réaliste.

En 2020, la marque a dévoilé son premier tracteur entièrement électrique. Principal avantage : il est autonome selon le besoin de l'agriculteur, qui garde donc la possibilité de reprendre les commandes. Le véhicule de 40 ch bénéficie d'une autonomie de 10 h et peut profiter d'une puissance supplémentaire ponctuellement, qui grimpe jusqu'à 70 ch. Certes, les performances de l'engin restent inférieures à la moyenne de puissance disponible dans les fermes de grandes cultures mais elles montrent la voie que pourraient prendre les constructeurs.

5 h de charge sur une prise secteur pour repartir à plein

Question recharge, une simple prise de courant de 220 V suffit pour raccorder le bolide et 4 à 5 h plus tard, avoir entièrement rechargé sa batterie. Sans compter que l'agriculteur peut facilement remplacer la batterie vide par une pleine. Tout a été pensé pour rester facile et selon le constructeur, en moins de 10 minutes, le tour est joué ! Attention, il faudra tout de même débourser 12 500 € environ pour s'équiper d'une seconde batterie et ainsi doubler l'autonomie de l'engin. Ceux qui souhaitent faire fonctionner la machine 24 h sur 24 n'auront qu'à s'équiper de blocs batterie interchangeables. À souligner : l'absence totale d'émissions liées au fonctionnement du moteur !

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En termes de sécurité, le système associe plusieurs technologies selon les organes. Par exemple, la prise de force est sous surveillance visuelle grâce à une caméra 360°. Le tracteur informe l'exploitant en temps réel de sa position et du travail en cours. Idem en cas de retournement ou de situation à risque. Des garde-corps sont également installés pour protéger davantage le système. Les capteurs et l'imagerie fournissent des données, utilisées pour régler les outils en temps réel. À plus long terme, les estimations de rendement, les stades de croissance et d'autres problèmes de santé pourront être détectés sur la culture.

Prise de force 540 tr/min et débit hydraulique de 60 l/min

À l'arrière, la capacité de relevage est d'une tonne et côté débit hydraulique, la machine fournit jusqu'à 60 l/min d'huile. Les outils animés mécaniquement bénéficient de la prise de force de 540 tr/min capable de fournir 40 ch. Ceux qui le souhaitent peuvent profiter des quatre roues motrices en option. Aux États-Unis, le tracteur est commercialisé autour de 50 000 dollars, soit 42 600 € environ. Premières livraisons attendues dès l'automne prochain.

Outre la technique, le constructeur met en ligne une calculatrice permettant à chacun d'estimer facilement les économies réalisables grâce à la technologie 100 % électrique. Par exemple, l'agriculteur qui remplace un tracteur fonctionnant 800 h par an, peut économiser jusqu'à 15 500 € s'il recharge son engin grâce à de l'électricité renouvelable et que le coût horaire de la main-d'œuvre est de 20 €/h. Sans oublier les 61 t de CO2 non rejetées dans l'atmosphère chaque année.

Par sa prise de participation au capital de l'entreprise, le groupe CNH Industrial confirme son intérêt pour la méthode 100 % autonome et électrique, permettant aussi au fermier de reprendre les commandes pour ses tâches quotidiennes plus difficilement automatisables.

Journaliste machinisme

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