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Gestion de l'eauLe gouvernement essaye d'anticiper la sécheresse

En mars et avril, le déficit de pluie s'élève à environ 35 % en France. (©Terre-net Média)
En mars et avril, le déficit de pluie s'élève à environ 35 % en France. (©Terre-net Média)

Face au risque de sécheresse cet été en France, les agences de l'eau pourront dépenser 100 millions d'euros supplémentaires pour aider les filières agricoles à s'adapter au changement climatique ou créer des retenues d'eau, selon un communiqué vendredi du gouvernement. Dans les champs, les agriculteurs attendent la pluie avec impatience pour la bonne levée des cultures de printemps notamment.

« La recharge des nappes d'eau souterraines de cet hiver a été modeste » et « selon les prévisions de Météo-France, le scénario le plus probable pour le printemps est une période plus sèche et chaude que la normale », souligne un communiqué. Le gouvernement publiera après la fin mai « une carte de prévision du risque de sécheresse pour cet été ».

La ministre de la transition écologique Barbara Pompili, le ministre de l'agriculture Julien Denormandie et la ministre l'industrie Agnès Pannier-Runacher ont réuni récemment « les préfets coordonnateurs des sept bassins hydrographiques métropolitains afin de les inviter à anticiper les mesures nécessaires à la préservation de la ressource en eau et veiller aux enjeux d'eau potable, d'agriculture et de production d'énergie ».

Les ministres ont aussi augmenté pour 2022 « de 100 millions d'euros le plafond de dépenses des agences de l'eau, ce qui permettra de lancer des actions supplémentaires (...) pour accompagner les filières agricoles dans leur stratégie d'adaptation au changement climatique », inciter aux économies d'eau, lutter contre les fuites d'eau dans les réseaux, réutiliser les eaux traitées usées ou encore pour « l'optimisation des retenues existantes ou à la création de nouvelles retenues » d'eau pour les besoins agricoles.

Inquiétude dans les champs

On n'est qu'à la fin avril, et déjà, le manque de pluie se fait ressentir. Selon les météorologues de La Chaîne météo, « le déficit pluviométrique sur les mois de mars et avril est proche de 35 % en moyenne sur la France ». 

Dans les champs, les yeux des agriculteurs sont rivés vers le ciel. L'absence d'eau à certains endroits du territoire commence à inquiéter : 

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