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Semaine de l’agricultureReplacer l'agriculture au coeur des débats avec politiques et citoyens

Si le salon de l’agriculture, rendez-vous phare du monde agricole avec les politiques et le grand public, n’a pas pu se tenir cette année, la « semaine de l’agriculture » qui se tient du 13 au 24 mai entend bien « créer de nouveau un pont entre les citoyens et le monde agricole » à travers des évènements physiques, digitaux, et un grand rendez-vous de la souveraineté alimentaire où interviendront politiques français et européens, dont le président Emmanuel Macron.

Du 13 au 24 mai, plus de 150 évènements physiques ou en version digitale, conditions sanitaires obligent, se tiendront dans toute la France pour valoriser les savoir-faire, les qualités et les initiatives du monde agricole et agroalimentaire français. Privé de salon cette année, le secteur ne souhaite pas pour autant renoncer à dialoguer avec les consommateurs. Cette « Semaine de l’agriculture », organisée par le Salon de l’agriculture et le Concours général agricole, a donc pour objectif de « créer de nouveau un pont entre les citoyens et le monde agricole », explique Jean-Luc Poulain, président du Ceneca, le Centre National des Expositions et Concours Agricoles.

Retrouvez dans la vidéo une présentation de la semaine de l'agriculture par Jean-Luc Poulain, président du Ceneca (l'organisation propriétaire du salon de l'agriculture).

Une plateforme digitale, semainedelagri.fr, recense l’ensemble des évènements prévus en région et en ligne. « L’agriculture a besoin de communication », ajoute Jean-Luc Poulain, pour qui il est nécessaire d’aider les agriculteurs français à montrer leur résistance, leur résilience, après les difficultés qu'ils viennent de vivre.

Un « grand rendez-vous de la souveraineté alimentaire »

Pour interpeller politiques et décideurs sur les enjeux auxquels est aujourd’hui confrontée l’agriculture française, un débat sur la souveraineté alimentaire est organisé le 18 mai entièrement en digital. « Nous avons invité des décideurs nationaux et européens pour poser les vraies questions : si rien n’est fait, la souveraineté alimentaire est en danger. Dès 2023, la France pourrait être importatrice nette », a rappelé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et du Conseil de l’agriculture française (CAF) à l’origine de l’évènement.

Ouvert par le ministre de l’agriculture, ce colloque comportera deux tables-rondes : la première portera sur le contexte et le constat en matière de souveraineté alimentaire française avec notamment l’objectif de « construire une vraie feuille de route à horizon 25-30 ans pour donner une vraie perspective aux agriculteurs et aux jeunes qui voudront nous rejoindre », explique Samuel Vandaele, président de Jeunes agriculteurs. Interviendront notamment François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, Sébastien Abis, directeur du Club Déméter, et Dominique Chargé, président de la Coopération agricole.

La deuxième table-ronde se penchera sur les leviers de la réussite au défi de la souveraineté, avec Sébastien Windsor, président des Chambres d’agriculture, Pascal Canfin, député européen (Renew), Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, et Samuel Vandaele.

En fin de colloque, le président de la République doit répondre aux questions que les agriculteurs peuvent poser dès maintenant via la plateforme pourunesouverainetealimentaire.fr, sur laquelle le débat sera également accessible en live. Emmanuel Macron ne devrait pas faire d’annonce particulière, mais les organisateurs entendent bien mettre en avant les différents défis auxquels fait face le monde agricole et convaincre les décideurs d’accompagner activement l’agriculture dans sa réponse aux enjeux alimentaires, économiques, environnementaux et sociétaux.

Journaliste politique et économie

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