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CéréalesLes mauvaises récoltes ont plombé les revenus des agriculteurs en 2020

Les mauvaises récoltes de céréales ont plombé les revenus des agriculteurs en 2020 (©Pixabay)
Les mauvaises récoltes de céréales ont plombé les revenus des agriculteurs en 2020 (©Pixabay)

La baisse des productions végétales et notamment des céréales a affecté les comptes de l'agriculture française, laquelle a créé moins de richesse en 2020, selon une note de l'Insee publiée jeudi.

Le revenu des fermes françaises, calculé sur la valeur ajoutée brute au coût des facteurs qui comprend les richesses produites et les subventions de la Pac, recule de 2,6 %, selon l'Insee.

Si la crise sanitaire a « globalement moins touché l'agriculture que les autres activités économiques », celle-ci a tout de même eu son lot de contrariétés. Au premier rang, des conditions météorologiques difficiles qui ont entraîné un « recul de la production végétale, en particulier de celle de céréales (- 8,9 %) », souligne cette note. Les céréales ont pâti de la sécheresse. La betterave à sucre à, elle, été victime du virus de la jaunisse. « La valeur de la production animale décroît plus modérément de 0,9 %, la hausse des volumes ne compensant pas entièrement la baisse des prix », précise l'Insee.

En revanche, les charges des agriculteurs ont diminué, « du fait essentiellement de la moindre consommation d'engrais et de la baisse des prix de l'énergie », indique l'Insee.

« Les agriculteurs n'ont pas été récompensés de leurs efforts », a déploré la FNSEA, syndicat majoritaire, dans un communiqué. « La sécheresse et la jaunisse ont lourdement [affecté] les volumes des productions céréalières et betteravières des régions du nord de la Loire. Outre la hausse des cours des matières premières qui a fortement dégradé la rentabilité des productions animales, la fermeture prolongée de la restauration hors foyer a entraîné une saturation des marchés de la viande et une forte baisse des prix », a ajouté la FNSEA. Elle attend donc de pied ferme des avancées sur « l'amélioration de la résilience face aux aléas, l'adaptation au changement climatique des exploitations, combinée à une meilleure valorisation qui prenne en compte les coûts de production ». Des enjeux auxquels doivent répondre la loi Egalim2 votée par l'Assemblée en juin dernier, ou les travaux du Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique.

« À force de tensions économiques et d'aléas aux effets dévastateurs ces dernières années, les agriculteurs français ont réduit leurs investissements depuis dix ans », soulignent pour leur part les chambres d'agriculture, compte tenu des incertitudes, notamment climatiques. Elles comptent sur le plan de relance du gouvernement « pour enrayer le recul de ces investissements ».

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