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Fin des quotas laitiersComment garantir la viabilité de la filière européenne selon le Copa-Cogeca

En vue de la fin des quotas laitiers prévue pour le 31 mars, le Copa et la Cogeca ont rappelé quelles étaient les mesures qui seraient nécessaires pour assurer la viabilité du secteur laitier dans les années à venir.

« Le président du groupe de travail "Lait et produits laitiers", Mansel Raymond, a déclaré : « Après la fin des quotas, les producteurs de lait continueront à être exposés à la volatilité du marché qui est un phénomène mondial. Ce phénomène, qui va persister, constitue un facteur de risque pour les entreprises agricoles et frappe durement les investissements. Sur le court terme, les producteurs de lait, confrontés à de lourds problèmes économiques, rencontreront des difficultés de liquidités. C'est pourquoi il est crucial que les fonds du super-prélèvement laitier restent dans le secteur de telle sorte que des investissements puissent maintenant être réalisés pour permettre au secteur de répondre à la demande qui devrait augmenter à moyen terme. »

Dans cette nouvelle ère post-quotas, les bons outils doivent être mis en place pour aider les producteurs de lait et les coopératives laitières à faire face aux effets qui en découleront, a déclaré Pekka Pesonen, le secrétaire général du Copa-Cogeca. Bien que le cadre réglementaire européen inclue déjà des mesures de marché qui contribuent à protéger les producteurs contre la volatilité, comme l'intervention publique et le stockage privé, elles ne représentent plus un réel « filet de sécurité » en mesure d'aider les producteurs de lait durant les périodes de grave déséquilibre de marché. Ces instruments doivent être adaptés et rendus plus efficaces afin de tenir compte de la hausse des coûts de production et des réalités de marché. D'autres outils de gestion des risques sont indispensables et pourraient inclure le développement des marchés à terme dans le but d'atténuer en partie la volatilité sur le marché. Les assurances revenu/marges pourraient être envisagées ou mieux adaptées pour aider les agriculteurs à gérer les risques multiples.

"Les coopératives laitières contribuent à renforcer le positionnement des agriculteurs sur le marché", a poursuivi Pekka Pesonen. Pour l'après quotas, il sera plus important que jamais pour les producteurs de s'affilier à des coopératives en vue d'améliorer leur position sur le marché, ce qui leur permettra d'obtenir un meilleur prix pour leur lait. De surcroît, les dispositions relatives au paquet Lait de l'UE, qui visent à renforcer les relations contractuelles entre les agriculteurs et les transformateurs, sont importantes. Un fonctionnement correct et équitable de la chaîne d'approvisionnement laitière est également indispensable et le marché se doit de mieux rémunérer les producteurs de lait.

Les aides couplées et les aides aux zones défavorisées sont encore et toujours indispensables pour aider les secteurs en difficulté et pallier des problèmes naturels et structurels qui touchent ces régions. Il faudrait encourager et faciliter la modernisation des coopératives laitières dans les zones rurales. Il faut également soutenir les coûts de collecte du lait qui sont extrêmement élevés dans les régions montagneuses. Les investissements dans la productivité et la compétitivité doivent être encouragés et soutenus au niveau des exploitations. Enfin, l'UE doit regarder vers l'avant, améliorer son accès aux marchés émergents et utiliser les opportunités offertes par le marché qui semblent positives à moyen terme en raison de la demande mondiale en hausse continue et des changements de la demande des consommateurs. »

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