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InflationLeclerc réclame de la « transparence » sur l'augmentation des prix

Dans un but de transparence, Michel-Edouard Leclerc appelle le gouvernement à ouvrir une « commission d'investigation » pour vérifier les différents facteurs de hausse de prix. (©Capture BFM TV)
Dans un but de transparence, Michel-Edouard Leclerc appelle le gouvernement à ouvrir une « commission d'investigation » pour vérifier les différents facteurs de hausse de prix. (©Capture BFM TV)

Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, a réclamé mercredi aux fournisseurs plus de « transparence » et de « justification » sur la flambée des prix des produits alimentaires, alors que l'inflation bat des records.

« Il n'y a pas que la hausse des matières premières qui explique la hausse des prix qu'on nous propose », a-t-il insisté sur BFMTV/RMC. Grippe aviaire, pénuries d'emballages et de matières premières, spéculation sur fond de guerre en Ukraine... les causes de l'inflation sont multiples selon Michel-Edouard Leclerc, qui souhaite que les distributeurs soient clairs sur les facteurs de hausse des prix, arguant que la crise en Ukraine n'en est pas le seul motif.

« Le blé vient d'être semé en Ukraine, il n'a pas encore été récolté... L'exportation est rendue compliquée par le blocage de ports ukrainiens mais aujourd'hui, la hausse des prix s'explique par une anticipation [des prix des matières premières] », assure-t-il.

Dans ce but de transparence, il appelle le gouvernement à ouvrir une « commission d'investigation » pour vérifier les différents facteurs de hausse de prix.

De plus, le patron de Leclerc, qui s'était opposé à l'époque à la loi Egalim 1 votée en février 2018, regrette que les distributeurs ne puissent pas réduire leurs marges à moins de 10 % du prix d'achat des produits alimentaires.

Revenir sur cette loi, même temporairement, « nous permettrait de prendre sur nos marges pour diminuer cette inflation, de l'étaler pour qu'il n'y ait pas un mur d'inflation face aux consommateurs », avait-il déjà défendu début avril sur BFM Business.

Les prix alimentaires et de l'énergie, dont la hausse a été exacerbée par la guerre en Ukraine, pourraient rester élevés pendant plusieurs années, a estimé mardi la Banque mondiale.

En mars, l'inflation atteignait un niveau record depuis les années 80 en France, à 4,5%.

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