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Prix du laitLa Fnpl s'invite dans les négociations pour obtenir au moins 380 €/1.000 l

La Fnpl s'invite dans les négociations pour obtenir au moins 380 €/1.000 l

A trois jours de la fin des négociations entre les transformateurs et les distributeurs sur le prix du lait, la Fnpl veut s'inviter aux tractations pour s'assurer que chacun respecte sa parole. Les éleveurs laitiers de la Fnsea veulent un prix du lait d'au moins 380 €/1.000 l en moyenne pour l'année 2014.

« Dès mardi, et jusqu'à jeudi, nous allons nous inviter au box des négociations entre transformateurs et distributeurs sur le prix du lait », a expliqué Thierry Roquefeuil, président de la Fnpl au salon de l'Agriculture.

D'ici jeudi soir 27 février, les industriels et les cinq grandes enseignes de la distribution doivent boucler leurs négociations commerciales sur le prix du lait pour l'année 2014.

Depuis plusieurs jours, industriels et distributeurs affichent plus que jamais leurs intentions de tenir compte des intérêts des producteurs. « Nous allons donc aller vérifier que les acteurs tiennent le même discours en réunions », poursuit le syndicaliste, qui compte d'abord cibler les négociations avec Leclerc et Carrefour, les deux principaux distributeurs. « Nous ne voulons pas rester à côté des négociations », poursuit Jean Turmel, secrétaire général adjoint de la Fnpl et éleveur dans le Calvados.

Au moins 380 €/1.000 l pour 2014

Pour la Fnpl, les accords entre industriels et distributeurs doivent tenir compte des prix des matières premières et de leurs évolutions, conformément à la loi. La loi Hamon sur la consommation ayant renforcé la législation en ce sens. L'objectif de la Fnpl est d'aboutir à un prix moyen du lait standard sur 2014 d'au moins 380 €/1.000 l, alors que les négociations actuelles aboutiraient davantage à une moyenne de 345 €/1.000 l. « Et si des évolutions positives interviennent sur les indicateurs dans les prochains mois, il faudra que tout le monde en tienne compte.

Contrairement à 2013, où elle avait sollicité l'intervention du médiateur des relations commerciales, la Fnpl exclut quoi qu'il arrive le recours au médiateur. « Nous voulons rester dans une lecture économique de la filière. A quelques mois de la fin des quotas, tous les acteurs doivent apprendre à respecter les contrats. » Pour la Fnpl, le recours au médiateur n'est pas une solution à long terme et elle appelle chacun à prendre ses responsabilités.

De son côté, l'Opl, la branche laitière de la Coordination rurale, a quant à elle choisi de saisir le médiateur, « pour savoir qui nous mène en bateau et quelles sont réellement les bases de leurs négociations ». Le syndicat emmené par Véronique Le Floc'h n'est d'ailleurs pas sur la même longueur d'ondes quant aux objectifs de prix du lait pour 2014. Le syndicat estime qu'un prix de 400 €/1.000 l permet seulement de couvrir les coûts de production. « Les éleveurs ne peuvent commencer à se rémunérer qu'à partir de 45 centimes le litre », revendique Bernard Lannes, le président de la Coordination rurale.

L'European Milk Board, dont l'Opl est membre, doit présenter jeudi 27 février au salon de l'Agriculture, une étude sur le coût de production du lait en France.

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