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Filière laitière« Une crise hélas bien prévisible... et annoncée par l'Opl ! »

L'Organisation des producteurs de lait de la Coordination rurale réagit à la baisse du prix du lait payé aux éleveurs par Bongrain.

« A la veille de l'arrêt officiel des quotas, c'est la laiterie Bongrain qui a ouvert le bal peu festif de la baisse du prix du lait en marquant un décrochage de 14 €/1.000 litres de lait. Ce montant correspond à la baisse du prix payé aux producteurs de lait livrant chez Bongrain pour ce dernier trimestre 2014.

Les autres laiteries vont rapidement suivre

Inévitablement, les autres laiteries vont annoncer à tour de rôle la forte baisse du prix du lait. En effet, elles sont sur les mêmes marchés et les mêmes orientations, largement dépendants des marchés mondiaux.

Des cours en chute libre

Les cours des produits laitiers sont en chute libre : sur un an, le prix du beurre a perdu 34 %, celui de la poudre (0 % mg) a chuté de 37 %. Les augmentations de production de l'UE, y compris en France (+ 6,6 %) ne sont pas étrangères à cette évolution.

La dérégulation manifeste une nouvelle fois ses méfaits

L'Opl souligne que l'augmentation de la production laitière, des marchés fortement concurrentiels, et l'embargo russe sont inévitablement les éléments déclencheurs d'une nouvelle crise laitière où une fois de plus la variable d'ajustement sera la baisse des prix à la production. Il est bien regrettable que les industriels laitiers continuent à s'acharner sur une stratégie d'expansion à l'export avec des produits qui ne sont pas ou très peu valorisés.

La fin des quotas

Dans quelques semaines, le 31 mars 2015, l'arrêt des quotas sera effectif. Pourtant, dans les faits, la fin des quotas est déjà là ! L'Opl l'a dit et le redit aujourd'hui, cette dérégulation engendre à nouveau une grave crise laitière avec ses conséquences sociales et économiques qui vont causer de nouveaux drames chez les éleveurs.

La contractualisation, dénoncée par la CR et l’Opl avant son institution n'y change rien ; les organisations de producteurs liées aux laiteries (OP) n'ont aucun pouvoir de négociation. En donnant du volume de production supplémentaire aux éleveurs, les laiteries scient la branche sur laquelle elles sont assises ! Le mur est là mais comme personne ne freine la production, le choc sera violent ! »

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