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Phénomène météoLes giboulées de mars sonnent l’arrivée du printemps

Les giboulées, dites de mars, sont un phénomène météorologique qui a lieu à la fin d l’hiver alors que l’atmosphère est instable. (©Pixabay)
Les giboulées, dites de mars, sont un phénomène météorologique qui a lieu à la fin d l’hiver alors que l’atmosphère est instable. (©Pixabay)

Les giboulées dites de mars est un phénomène météorologique qui a lieu à la fin de l’hiver alors que l’atmosphère est instable. Selon Météo France, ce sont de « brèves averses qui sont souvent accompagnées de vent et au cours desquelles grêlons, flocons de neige, granules de glace ou encore neige fondante peuvent se mêler à la pluie ». Elles naissent des nuages et apparaissent le plus souvent sur les façades maritimes.

Selon Météo France, « à la fin de l'hiver, l'air froid persiste en altitude alors que les basses couches de l'atmosphère se réchauffent progressivement. Lorsque l'écart de température entre ces deux couches est suffisamment important, de puissants courants ascendants forment des nuages instables qui donneront ensuite des giboulées ». Ce phénomène est donc dû à l'instabilité de l’atmosphère.

Enfin, les froids cessèrent. Il y eut des pluies, des rafales mêlées de neige, des giboulées, des coups de vent, mais ces intempéries ne duraient pas.
L'Ile mystérieuse (1873-1875) de Jules Verne

 Comment se forment les giboulées ?

Les giboulées sont générées par des « nuages instables et très développés verticalement, de type cumulus congestus et cumulonimbus. D'autres cumulus plus petits, en cours de développement, sont également présents dans le ciel ». On peut les observer « lors des accalmies entre les averses ». Ce sont eux qui « renforcent, l'impression chaotique et incertaine de ce type de temps. »

Météo France explique que « les averses, et plus particulièrement les giboulées, se manifestent par une variation rapide et brutale de l'intensité et de la nature des précipitations. Les nuages responsables de ces giboulées sont le siège de puissants courants ascendants qui favorisent le grossissement des cristaux de glace et permettent le développement du grésil ou de la grêle. L'air étant très froid en altitude, lorsque les précipitations se déclenchent, la température chute brutalement au niveau du sol. Et si cette baisse est suffisamment importante, la neige peut même remplacer la pluie ».

Les façades maritimes sont les plus touchées par les giboulées

Afin de savoir quelles sont les régions de France les plus touchées, les climatologues observent les jours de grêles ; le phénomène étant assez rare et très localisé. « La fréquence des giboulées reste toutefois supérieure à celle de la grêle. » Selon Météo France, « les façades maritimes (la Manche, l’Atlantique et la Corse) sont les plus exposées. Les régions situées au nord de la Loire et plus particulièrement le Nord-Ouest sont également très touchées. Le Massif central et les Alpes connaissent aussi un certain nombre de jours de grêle. En revanche, le Sud et les régions méditerranéennes sont très rarement touchées ».

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