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Identification des ovinsManifestation à Albi contre le puçage électronique

Manifestation à Albi contre le puçage électronique

Des manifestants contre le puçage électronique des troupeaux ont occupé jeudi, avec une douzaine de brebis, des locaux de l'administration à Albi, par solidarité avec deux éleveurs sanctionnés pour avoir refusé cette obligation d'identification, a constaté une correspondante de l'Afp.

Aux cris de « les animaux ne sont pas des robots », une soixantaine de manifestants ont tenu un rassemblement assis dans le hall de la direction départementale des territoires du Tarn, pendant qu'une douzaine de brebis se pressaient dans les couloirs. Tous ont été évacués par les forces de l'ordre après avoir envahi la salle où se tenait la commission départementale d'orientation de l'agriculture.

« Nous occupons ces locaux en représailles des sanctions prises à l'encontre des éleveurs du Tarn Nathalie Fernandez et Laurent Larmet », a dit à l'AFP un manifestant sous couvert de l'anonymat. « Comme d'autres en France, ils refusent d'appliquer la réforme de l'identification des bêtes qui impose la puce électronique Rfid (Radio frequency identification, en anglais) aux oreilles des brebis ». « Lors d'un contrôle sur leur ferme, ces éleveurs se sont vu notifier que la majorité de leurs brebis n'existaient pas car elles n'étaient pas "pucées", entraînant de grosses pénalités financières », a-t-il ajouté.

Selon les manifestants, la Ddt a décidé de retirer au couple d'éleveurs « 15.000 euros de primes agricoles et une amende de 4.000 euros ». L'information n'a pu être vérifiée jeudi auprès de cette administration. L'éleveur sanctionné, Laurent Larmet, était présent avec ses brebis. Pour lui, « le tatouage est la meilleure méthode d'identification, le puçage électronique peut être falsifié ». « Dans tous les cas, il faut arrêter de nous poursuivre et que les gens sortent de la logique de supermarchés », a-t-il dit.

Présent dans les locaux au moment de la manifestation, le secrétaire général de la Fdsea du Tarn, Laurent Viguier, a au contraire réaffirmé : « On est pour le puçage et on le défendra. (...) Il y a une loi, on l'applique. Et si on n'est pas content, on va voir les personnes qui l'écrivent... ».

La réglementation européenne - traduite en droit français par l'arrêté ministériel du 19 décembre 2005 - impose aux éleveurs ovins et caprins l'obligation d'identifier leurs animaux nés à partir du 1er janvier 2010 au moyen d'une puce électronique individuelle. 

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