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Biotechnologies végétalesPour l’AFBV, l’agriculture bio a besoin de l’amélioration génétique

Afin d’atteindre les objectifs de développement de l’agriculture biologique, des investissements massifs dans l’amélioration génétique des plantes semblent nécessaires, estime l’Association française des biotechnologies végétales. Une solution qui permettrait notamment d’améliorer les rendements et de diminuer les surcoûts pour le consommateur.

Pour les chercheurs membres de l’AFBV, l’association française des biotechnologies végétales, le développement durable des productions végétales biologiques ne peut se passer d’un « investissement massif dans l’amélioration génétique des plantes ». Alors que la Commission européenne a fixé, à travers le Pacte Vert, un objectif de 25 % des terres en bio d’ici 2030, plusieurs freins entravent encore l’expansion de l’agriculture bio, notamment les rendements plus faibles, et les coûts de production supérieurs qui entraînent « un surcoût sensible pour le consommateur », rappelle l’AFBV dans un communiqué diffusé le 12 octobre.

« Pour l’AFBV il est donc nécessaire d’accroître la productivité de l’agriculture bio, les surfaces agricoles ne devant pas augmenter, si l’on veut maintenir notre sécurité et notre souveraineté alimentaire sans avoir recours à de nouvelles importations », souligne l’association, qui met en avant la nécessité d’une « génétique de pointe » permettant aux variétés bio de mieux résister aux maladies et aux ravageurs, ainsi qu’aux variations climatiques.   

« Refuser d’adopter ces nouvelles techniques après avoir refusé les OGM pour des raisons diverses, sans tenir compte des résultats et progrès scientifiques confirmés depuis plus de 20 ans, pourrait conduire l’agriculture bio à échouer dans son ambition de devenir une norme universelle », prévient l’association.

Journaliste politique et économie

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