Menu

Villages by CA« Mettre en lien des entreprises qui ont besoin de se trouver »

Le Village by CA est un réseau d’accélérateurs de start-up porté par le Crédit agricole en régions. À l’occasion du Space 2021, nous avons échangé sur le sujet avec Jean-Philippe Le Goff, maire du Village by CA des Côtes-d’Armor, et Emmanuel Etesse, consultant Innovation agri-agro au Village by CA du Finistère.

Retrouvez en vidéo notre interview de Jean-Philippe Le Goff et Emmanuel Etesse :

La rédaction : Qu’est-ce qu’un Village by CA et quel est son rôle ?

Jean-Philippe Le Goff : Un peu comme tous les villages de France, c’est une réunion d’habitants. Mon rôle en tant que maire est d’administrer et animer cette communauté. Ses habitants ont une particularité : ce sont des entreprises, des petites, des plus grandes ou des très grandes, réunies par le sujet de l’innovation, dans l’objectif de développer du business.

Le village est un intermédiaire, un marieur. C’est un peu le Meetic de l’innovation ! Le but du Village est de mettre en lien des entreprises qui ont besoin de se trouver : d’un côté les start-up qui ont besoin d’accéder à leur marché, et de l’autre côté des entreprises plus traditionnelles qui vivent leur mutation et sont dans une démarche de transformation.

La rédaction : Quels sont les avantages pour les start-up et pour les entreprises à adhérer à ce réseau ?

Jean-Philippe Le Goff : Il y a aujourd’hui 39 Villages by CA, en France et à l’étranger : un au Luxembourg, deux en Italie. Ce fonctionnement en réseau permet par exemple à une start-up située en Bretagne de se connecter avec une grande entreprise qui peut avoir besoin de ses solutions dans le Nord, l’Est, le Sud-Ouest ou le Sud-Est. Notre travail en réseau correspond bien aux besoins des entreprises en matière d’innovation : les uns pour se développer et les autres pour trouver des solutions.

La rédaction : Qu’apporte spécifiquement un Village by CA à une entreprise ou à une start-up agricole ?

Emmanuel Etesse : Le Village apporte un accompagnement personnalisé à ces jeunes entreprises innovantes. On fait d’abord un diagnostic puis, nous ou des partenaires des Villages, on les accompagne sur le plan juridique, sur des business models, sur diverses autres questions qu’elles pourraient avoir, pour qu’elles puissent accéder le plus facilement possible au business et accélérer leur développement commercial.

La rédaction : Est-ce qu’on accompagne de la même façon une start-up qui débute et une entreprise déjà bien installée ?

Emmanuel Etesse : Non, forcément. La condition d’accès au marché est vraiment importante. Une start-up qui démarre va chercher à se faire connaître, à avoir de la visibilité et puis à avoir des proofs of concept (démonstration de faisabilité, NDLR). Une grande entreprise ira plutôt chercher des briques technologiques pour accélérer ses process d’innovation, briques qui vont être apportés par ces start-up.

Jean-Philippe Le Goff : Il y aussi une vraie différence sur la notion de temps. Une start-up est en permanence dans un enjeu de survie, dans une vision très court-terme, trois ou six mois, quand les grandes entreprises ont un peu moins cette pression du temps. Ça fait aussi partie de notre rôle d’arriver à les faire travailler ensemble !

Des exemples de quelques start-up accompagnés par le Village by CA en Bretagne ?

Emmanuel Etesse : On a, pour la première fois au Space, un stand dédié au réseau Village by CA, avec six start-up. Dans le hall de l’innovation se trouvent aussi des start-up qu’on a accompagnées ou qu’on accompagne encore (l’interview a eu lieu le 14 septembre au Space, NDLR). Il y a là de belles histoires, par exemple Copeeks*, accompagnée par Jean-Philippe dans les Côtes-d’Armor. Il y a aussi Dilepix, Calopor, Tell élevage : pas mal de start-up, sur des métiers très différents !

*Copeeks a mis au point des boîtiers connectés pour le suivi des productions, Dilepix a développé un logiciel de détection basé pour surveiller automatiquement les cultures et les élevages, Calopor propose aux éleveurs un nouveau système de récupération de chaleur et Tell élevage audite les bâtiments d’élevage.

Réagir à cet article

Sur le même sujet