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Marianna, Miss Agricole 2022« Il y a plein de messages à faire passer » aux candidats à la présidentielle

Marianna, Miss Agri 2022, lors de son passage au salon de l'agriculture le 28 février. (©Terre-net Média)
Marianna, Miss Agri 2022, lors de son passage au salon de l'agriculture le 28 février. (©Terre-net Média)

Présente au salon de l’agriculture en début de semaine, Marianna, Miss Agricole 2022, a de nombreux messages à faire passer aux candidats à l’élection présidentielle. Fière de représenter l’agriculture, elle invite également les visiteurs à venir dans les fermes pour se rendre compte de la réalité du monde agricole aujourd’hui.

 

Élue Miss Agri 2022, Marianna Briançon n’est pas venue au salon de l’agriculture pour faire de la figuration, mais bien pour représenter le monde agricole et porter des messages politiques. Une mission d’autant plus importante que l’élection présidentielle approche, bien que la campagne soit perturbée par le contexte international.

« Donner envie aux jeunes de faire ce métier »

Si les politiques ont, cette année encore, été nombreux à sillonner les allées du Salon de l’agriculture, « ce serait bien de s’intéresser vraiment à l’agriculture, profondément, pas juste en surface pour faire joli à la télé », rappelle Marianna. Elle aimerait que les pouvoirs publics se penchent davantage sur les conditions de vie et de travail dans le monde agricole. « Il y a un taux de suicides des agriculteurs qui est monstrueux », insiste-t-elle.

Retrouvez ci-dessous la totalité de l'interview de Marianna, réalisée le 28 février au salon de l'agriculture :

De même, il est indispensable « de revaloriser les retraites dans l’agriculture ». Les exploitant(e)s agricoles « se donnent tous les jours, toute leur vie, pour nourrir la population et arrivés à la retraite, parfois ils n’arrivent même pas à manger, c’est scandaleux ! », s’emporte-t-elle.

Ces mesures sont nécessaires pour « donner aux jeunes l’envie de s’installer » et de faire ce métier, ajoute la jeune femme qui est actuellement en formation pour s’installer en Gaec avec son père sur une exploitation d’élevage ovin. À 26 ans, elle n’a d’ailleurs pas toujours eu ce projet de devenir agricultrice, au contraire. « Je connais les difficultés, je sais que c’est tous les jours, pas de vacances, pas de week-end, c’est un métier difficile. J’ai essayé de faire autre chose. J’ai travaillé dans un bureau à la lumière d’un néon et c’était très compliqué pour moi. Donc finalement, je me suis dit que c’était mieux de faire quelque chose qui me plaise vraiment, tous les jours, plutôt que d’avoir des week-ends », explique-t-elle.

Valoriser le local avant le bio, une priorité

Si elle devait choisir une mesure prioritaire pour l’agriculture, ce serait « de valoriser le local avant le bio ». « Il faut consommer ce qu’on produit, manger local plutôt que d’importer (…). Le jour où une guerre éclate, on sera contents que nos paysans fassent pousser des patates », rappelle-t-elle. Des propos qui font écho au conflit en Ukraine, alors que la question de la souveraineté alimentaire a dominé les prises de parole politiques au cours de la semaine.

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