Menu

EuropeLes produits finis à base de pomme de terre se vendent et s'exportent bien

Les ventes de produits issus de la transformation de pommes de terre ont augmenté de 13 % par rapport à 2019/2020, indique le NEPG. (©Pixabay)
Les ventes de produits issus de la transformation de pommes de terre ont augmenté de 13 % par rapport à 2019/2020, indique le NEPG. (©Pixabay)

Le groupement de producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen décrit de bonnes ventes et exportations hors UE-27 de produits transformés, malgré les incertitudes liées au Covid.

Le NEPG, groupement de producteurs de pommes de terre du Nord-Ouest européen (France, Belgique, Allemagne et Pays-Bas), se félicite dans un communiqué du bon niveau des ventes et de l’exportation de produits transformés : « Depuis la fin du printemps et tout au long de l’été, les transformateurs ont travaillé à pleine capacité ».

Les exportations en dehors de l’UE à 27 ont été « très bonnes » au mois de juin : + 63 % par rapport à juin 2020. Quant aux ventes totales de produits issus de la transformation de pommes de terre, elles ont « augmenté de 13 % » entre 2019/2020 et 2020/2021.

« Les exportations de pommes de terre fraîches vers le bassin méditerranéen et éventuellement l’Europe de l’est pourraient être bonnes », ajoute le NEPG. Ceci, en raison de « l’été très chaud et sec en Europe du Sud, en Afrique du Nord et au Proche-Orient ».

« La pandémie de Covid pèsera encore sur les marchés »

Le communiqué évoque la pandémie de Covid encore en cours et juge qu’elle « pèsera encore sur les marchés de la pomme de terre et les ventes de produits transformés tout au long de la prochaine saison de commercialisation ».

Il insiste sur la hausse continue des coûts de production en pomme de terre : « coûts de pulvérisation supérieurs à la moyenne en 2021, coûts énergétiques plus élevés pour le stockage en hiver 2021-2022 ». Cette hausse des coûts pourrait « avoir une influence sur les emblavements de pommes de terre en 2022 ».

Le NEPG revient aussi sur les conditions météo extrêmes qui ont marqué la fin de la campagne : « le Nord-Ouest de l’Europe aura connu l’un des étés les plus humides de ces dernières décennies ! ». En conséquence, « les problèmes de mildiou ont été une préoccupation constante pour les producteurs » depuis mi-juillet, causant des inquiétudes sur les rendements nets et la qualité et faisant exploser les coûts de pulvérisation.

Une production totale d'environ 22,4 millions de tonnes

Les rendements sur la zone couverte par le NEPG s’annoncent proches de ceux de l’an dernier et « légèrement supérieurs à la moyenne quinquennale » : 45 t/ha. À cause d’incertitudes sur la qualité (« pourriture, cœurs creux, crevasses, parfois faibles matières sèches »), il risque d’y avoir « des différences relativement importantes entre les rendements bruts et nets ».

Quant à la production totale sur ces quatre pays, elle atteindrait environ 22,4 millions de tonnes. Un chiffre dans la moyenne quinquennale et inférieur à celui de l’an dernier, « principalement en raison de la réduction de la superficie implantée », qui s'élève cette année à 497 700 ha.

Réagir à cet article

Sur le même sujet