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L'info marché du jourPrix du pétrole : l'Opep+ refuse d'ouvrir les vannes

En mai, l'Opep+ avait déjà ajusté à 432 000 barils/jour la hausse de sa production totale mensuelle de pétrole. Le plafond précédent était fixé à 400 000 barils/jour. (©AdobeStock)
En mai, l'Opep+ avait déjà ajusté à 432 000 barils/jour la hausse de sa production totale mensuelle de pétrole. Le plafond précédent était fixé à 400 000 barils/jour. (©AdobeStock)

Arabie-Saoudite et Russie en tête, l’organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés ont annoncé une hausse marginale de leurs objectifs d’extraction pour le mois de juin. Cette décision devrait maintenir les cours de l’or noir au sommet.

Le 5 mai, les pays membres de l’Opep+ n’ont décidé que d’une légère augmentation de leur production de pétrole brut, malgré les prix élevés à la pompe et l’annonce d’un probable embargo européen sur le pétrole russe.

L’alliance Opep+ regroupe treize pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), dirigée par l’Arabie saoudite, et dix autres pays producteurs, la Russie en tête.

L’organisation se limitera à une hausse de 432 000 barils/jour pour le mois de juin, un volume qui risque d’être insuffisant pour compenser le manque de pétrole russe sur le marché mondial et atténuer la flambée des prix du baril.

L’offre risque d’être d’autant plus basse et les prix d’autant plus hauts dans quelques mois : si l’Union européenne met effectivement en place l’embargo proposé le 4 mai par Ursula von der Leyen, la production de pétrole russe devrait chuter plus fortement.

En parallèle, la commission judiciaire du Sénat américain vient d’approuver un projet de loi antitrust nommé No oil producing and exporting cartels act (Nopec), sur la table depuis des années. S’il est adopté par le Sénat et promulgué par le président Biden, il ouvrirait la voie à une action en justice contre l’Opep… mais pourrait aussi se retourner contre l’industrie pétrolière et gazière US.

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