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L'info marché du jourAu Canada, la météo noie les élevages et bloque les exports

La Colombie britannique a été frappée par une "rivière atmosphérique" : une bande d’air chaud et humide longue de quelques milliers de kilomètres, qui s'accompagne de vents forts et de pluies diluviennes. (©Pixabay)
La Colombie britannique a été frappée par une "rivière atmosphérique" : une bande d’air chaud et humide longue de quelques milliers de kilomètres, qui s'accompagne de vents forts et de pluies diluviennes. (©Pixabay)

Mi-novembre, un épisode climatique extrême a frappé la Colombie britannique, province de l'Ouest canadien. Des fermes ont été submergées et les exports depuis le port de Vancouver ont été interrompus.

Du 13 au 15 novembre, l’Ouest canadien a subi des conditions météorologiques extrêmes. Quatre personnes sont décédées, plusieurs sont portées disparues, des milliers ont dû être évacuées.

En Colombie britannique, deux jours de pluies torrentielles ont provoqué des inondations et des glissements de terrain qui ont englouti des tronçons d’autoroute et submergé des fermes. Pour sauver leurs animaux de la montée des eaux, certains éleveurs de la région d'Abbotsford ont eu recours à des bateaux à moteurs et à des jet-skis. Des militaires ont participé aux opérations de sauvetage, et une opération d'alimentation d'urgence a été mise en place.

Les liaisons ferroviaires vers le port de Vancouver, d’où partent les trois quarts des expéditions de céréales du pays, ont été coupées. En pleine période de livraison de blé et de canola vers le port, « la capacité d’export du pays risque d’être notablement réduite », note Marius Garrigue sur Terre-net.

Dans un article paru sur www.theglobeandmail.com le 19 novembre, les journalistes Eric Atkins et Niall McGee donnent la parole à des acteurs de la filière céréalière. Un agriculteur qui cultive du blé et de l’orge brassicole en Alberta s’inquiète par exemple de l’impact de ces blocages sur la demande en grain d’une part, et sur ses approvisionnements d’autre part.

Un représentant des plus gros exportateurs de céréales du pays évoque de son côté les pertes financières à craindre : « les silos vont se remplir et ne pourront plus accueillir le grain des agriculteurs, qui ne seront pas payés. Et les sociétés céréalières subiront des sanctions financières de la part des acheteurs étrangers pour non-livraison, en plus des frais de mouillage près de Vancouver ».

Certaines routes ont progressivement rouvert et les liaisons ferroviaires devaient être rétablies en ce début de semaine. Néanmoins, la région se prépare à de nouveaux épisodes de pluie et de neige. Ce mercredi 24 novembre, les services météo de Colombie britannique alertent sur l'arrivée d'une tempête de moindre ampleur que la précédente, accompagnée de pluies « modérées à fortes et de vents forts ».

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