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L'info marché du jourL’Algérie assouplit ses critères d’import de blé, ce qui pourrait pénaliser l’origine France

Dans son dernier appel d'offres en blé meunier, l'Algérie a relevé le taux-limite de grains punaisés acceptés (©Pixabay)
Dans son dernier appel d'offres en blé meunier, l'Algérie a relevé le taux-limite de grains punaisés acceptés (©Pixabay)

Dans son dernier appel d’offres en blé, l’Algérie modifie son cahier des charges concernant les dégâts d’insectes. Cela devrait favoriser les imports de blés russes.

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) a lancé un appel d’offres international le 13 novembre, indique l’agence Agritel dans sa note du 15 novembre. Il concerne 50 000 tonnes de blé meunier pour chargements sur trois périodes, échelonnées du 16 décembre au 31 janvier.

À cette occasion, l’organisme d’État a annoncé qu’il modifiait son cahier des charges concernant les dégâts d’insectes : le taux-limite de grains punaisés est fixé à 1 % contre 0,5 % dans ses appels d’offres précédents.

Pour plusieurs observateurs des marchés, cette décision s’inscrit dans la crise diplomatique qui oppose depuis octobre la France et l’Algérie suite aux propos du président Macron sur la question mémorielle.

De fait, l’assouplissement des critères pour le blé importé par l’Algérie pourrait bien profiter aux origines Mer noire, en particulier Russie, au détriment des blés français.

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