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Lin fibre de printemps et gelSous quelles conditions envisager un resemis ?

Selon Arvais, « un resemis est envisageable uniquement si les linières sont en dessous de 900 -1 200 plantes par m². » (©François Bert – Arvalis)
Selon Arvais, « un resemis est envisageable uniquement si les linières sont en dessous de 900 -1 200 plantes par m². » (©François Bert – Arvalis)

Les gelées subies depuis début avril peuvent entraîner un risque de dégâts essentiellement pour les linières en cours de levée, explique Arvalis-Institut du végétal. « L'épisode de pluies survenu autour des 10-11 avril derniers est un facteur de risque supplémentaire (gel mécanique). »

Suite aux gelées printanières apparues depuis le 5 avril, on observe, sur le terrain, les premiers symptômes sur lin fibre de printemps : ils correspondent « à une coloration jaunâtre des cotylédons et/ou de l'hypocotyle », expliquent Cynthia Torrecillas, Benoît Normand et Pauline Bregeon d'Arvalis-Institut du végétal.  

« Estimer le pourcentage de perte »

Selon les experts, « il convient alors d’estimer le pourcentage de perte et la densité de plantes par m² intactes avant de prendre une décision ». « Un retournement de la parcelle ou un resemis est envisageable uniquement si les linières sont en dessous de 900-1 200 plantes par m² et hétérogènes avec les graines déjà germées dans les zones non levées. »

« Les jaunissements des lins prêts à lever ne sont pas irréversibles. Tant que l’apex, situé à la base d’insertion des premières feuilles, n’est pas touché, les plantules peuvent redémarrer ». 

À noter aussi : si le stade zinc est atteint, notamment pour les secteurs précoces et/ou terres légères, « il convient d'attendre le retour des températures positives avant d'intervenir. [...] Pour rappel, cet apport de zinc en foliaire et en supplément du traitement de semences n’est pas obligatoire dans toutes les parcelles. Les parcelles à risques sont les suivantes : terres superficielles argilo calcaires ou sols sableux ; pH supérieur à 7,5 ; apport de chaux ; apport de résidus d’origine agroindustrielle ».

Surveiller la présence d'altises

Dans les zones les plus précoces, la surveillance des altises démarre également : « la présence de ces ravageurs ainsi que les premiers symptômes d’attaques ont déjà été détectés », indiquent les experts. 

« La détection de leur arrivée à l’échelle du territoire avec la pose d’une cuvette jaune remplie d’eau savonneuse et le suivi dynamique des insectes sur la parcelle à l’aide de la méthode de la feuille A4 verte permettent le raisonnement de l’intervention. »

Journaliste cultures

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