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RavageursContre les limaces, la vigilance reste de mise

Avec les conditions de l'année, la vigilance face aux limaces reste de mise jusqu'au stade 3-4 feuilles des cultures. Pour cela, l'observation des parcelles ou le piégeage restent largement recommandés pour intervenir au plus juste. Les auxiliaires des culture peuvent également contribuer à réguler les populations. (Article mis à jour)

Les conditions climatiques de l'année sont globalement favorables à la présence de limaces. Dans certains secteurs, des agriculteurs ont dû aller jusqu'au resemis : c'est notamment le cas de Baptiste Menon, agriculteur dans le Loiret : 

Le risque limaces dans votre région

Pour rappel, la vigilance reste de mise jusqu'au stade 3-4 feuilles du colza. Même chose pour les céréales à paille. Au-delà, les cultures disposent d'un fort pouvoir de compensation. On conseille généralement de surveiller ces ravageurs : 

  • « Par observation directe sur le sol en surface, avant qu'il ne fasse trop jour » ; 
  • Par piégeage : disposer un abri sur la surface du sol (carton plastifié, tuile, soucoupe plastique, planche...) ou encore mieux, un véritable piège à limaces, développé par l'Inrae et disponible auprès des société phytosanitaires », précisent les experts Terres Inovia.

Retrouvez aussi, avec la carte interactive ci-dessous, le risque actuel dans votre région, suite aux observations du réseau DeSangosse réalisées par des agriculteurs bénévoles. Avec cet observatoire, la pression semble surtout importante pour les colzas dans les secteurs Centre et Poitou-Charentes. Vigilance plutôt dans le Nord et l'Est pour les futures parcelles de blé. 

Les auxiliaires de culture, des alliés

Selon Arvalis, une intervention anti-limaces se justifie dès lors que 30 % des plantes sont attaquées en céréales à paille. Différents prédateurs du sol peuvent également contribuer à réguler les limaces, « comme certaines espèces de carabes (surtout les larves, mais les adultes aussi), de staphylins ou encore d'araignées. Ils peuvent, en effet, consommer des œufs de limaces, voire des individus adultes entiers. [...] Ils sont efficaces dès l’installation du ravageur et vont contribuer à espacer les pics de pullulation ». 

Les experts précisent : « une étude menée dans le cadre du projet Arena (2018-2019) a montré que 10 % des carabes en parcelles de blé ont consommé au moins une limace. La prédation est plus importante au printemps qu’à l’automne, ce qui est potentiellement lié à la plus grande diversité d’auxiliaires à cette période ». La lutte biologique par conservation doit être ainsi « utilisée en complément d'autres leviers pour réguler les populations de limaces ».

Journaliste cultures

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