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[Paroles de lecteurs] Certification HVEPlus de contraintes, paperasse, contrôles... pour le même prix !

« Si un jour, un ministre voulait faire un vrai geste en faveur de l'agriculture, ce serait d'interdire tous ces papiers ! », suggère agri exaspéré. (©Terre-net Média)
« Si un jour, un ministre voulait faire un vrai geste en faveur de l'agriculture, ce serait d'interdire tous ces papiers ! », suggère agri exaspéré. (©Terre-net Média)

La certification HVE (haute valeur environnementale) ne semble pas séduire les lecteurs de Terre-net. Beaucoup y voient « une usine à gaz administrative sans plus-value » pour les agriculteurs. « À quand un label pour une agriculture où les producteurs gagnent décemment leur vie ? », se demandent-ils.

« Ras-le-bol de tous ces labels et autres certifications en agriculture, lance agri exaspéré. Bio, agriculture raisonnée, ACS, zéro résidu de pesticides, Iso 14001, Label rouge, IGP... et maintenant HVE ! À peine née, déjà ringardisée !! Lamentable !!! Tous ces labels et certifications ne sont que des taxes déguisées, destinées à engraisser ceux qui les ont inventées, et ceux qui les contrôlent ! Entre 200 et 500 € de frais minimum pour l'organisme inspecteur, tu parles d'une avancée pour le monde agricole... Même le certiphyto s'y met : dorénavant, il faut se faire contrôler "volontairement" deux fois en cinq ans pour avoir le droit de le revalider. Et ce nouveau contrôle inutile coûtera entre 500 et 1 000 € par exploitation ! »

Il poursuit : « Ah quel dommage que nos produits ne bénéficient pas de primes de 500 à 1 000 € aussi facilement !! Le pire, c'est que personne ne s'en émeut !!! Tout le monde accepte chaque année ces nouvelles normes inutiles qui ne font qu'apporter une couche de paperasse tout aussi inutile sur le bureau de l'agriculteur. Si un jour un ministre voulait bien faire un vrai geste en faveur de l'agriculture, ce serait d'interdire tous ces papiers ! (...) »

Encore une couche de paperasse inutile !

« Des contraintes pour plomber encore les agriculteurs  »

toutoune est du même avis : « Faut qu'ils arrêtent avec leur "transition agro-écologique" et tout ce qui s'y rattache. C'est totalement délirant d'imposer des contraintes administratives supplémentaires aux agriculteurs, qui les plomberont encore un peu plus... »

Faut qu'ils arrêtent avec leur "transition agro-écologique".

Jean, en réponse à @agri exaspéré : « Les personnes qui sortent des grandes écoles, et qui n'ont pas assez de travail, aiment bien s'en créer. »

« À quand les mêmes exigences dans les autres secteurs »

« Tout à fait d'accord @Jean !, réplique steph18. Le problème : jusqu'où cela ira-t-il... Même si nous faisons des efforts, les pouvoirs publics trouveront toujours autre chose... »

Jusqu'où cela ira-t-il...

« À quand le même niveau d'exigence et la même fréquence d'évolution des normes dans les autres domaines d'activité ?, demande nanard3. Certes, il y a des efforts environnementaux à faire en agriculture, mais ailleurs aussi et pourtant, la réglementation n'évolue pas tous les ans. »

Très drôle n'est pas d'accord : « Les normes évoluent dans la plupart des secteurs professionnels. Seulement, eux, ils sont capables de le répercuter sur le prix des produits ou services, ou bien de déménager... »

Et si ça devenait un argument de vente ?

phil59 insiste : « (...) Et en plus, nous sommes la seule corporation à se faire taper dessus sans jamais rien dire ! Personne ne nous défend !! Plus de qualifications pour toujours plus de contraintes, de charges, de paperasse et de contrôles, mais pas plus de prix !!! »

Combien d'euros de plus pour du lait HVE ? Zéro !

« Combien d'euros de plus pour du lait HVE chez Lactalis ??? », ironise Grochat.

« Zéro ! », rétorque phil47.

Il ajoute : « La seule raison au nombre croissant de fermes certifiées HVE : la crainte que cette certification devienne une obligation pour vendre les produits agricoles, ou du moins voire ses productions partir en priorité, soulagé déjà de leur départ, même si malheureusement c'est sans aucune plus-value malgré l'usine à gaz administrative et le coût pour l’exploitation. Les acheteurs de l'aval se focalisent là-dessus parce que le mot "environnement" est mis en avant, c'est plus vendeur ! »

Encore des charges en plus.

Et petit Louis de conclure : « À quand un label pour une agriculture sans suicide et des agriculteurs qui gagnent décemment leur vie par rapport aux heures passées ? Bien sûr c'est plus compliqué à mettre en place, car là, les profiteurs et donneurs de leçons devront travailler et assumer financièrement leurs erreurs, et ça, c'est beaucoup ! »

Journaliste installation/transmission des exploitations

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