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Irrigation et stockage de l’eauGilles VK, agriculteur du Loiret, nous présente sa réserve d’eau

Gilles VK devant sa réserve en eau (©<a href="https://www.youtube.com/c/PierreGirardOfficiel" target="_blank">Chaîne Youtube de Pierre Girard</a>)
Gilles VK devant sa réserve en eau (©Chaîne Youtube de Pierre Girard)

Faut-il stocker l'eau de pluie en hiver pour assurer l'irrigation en été ? C’est pour répondre à cette question que Pierre Girard, journaliste, est parti à la rencontre de Gilles VK, agriculteur du Loiret. L’occasion de découvrir sa réserve en eau, son fonctionnement et l'impact sur son système.

« Stocker l’eau quand elle est abondante en hiver pour arroser l’été quand il fait sec, c’est juste du bon sens paysan », explique d’emblée Gille VK, agriculteur du Loiret au journaliste Pierre Girard, venu l’interroger sur son exploitation sur l’irrigation et les réserves d’eau.  

Auteur d’une série de vidéos sur Youtube "Tous Terriens " consacrée à « l’agriculture durable et responsable », Pierre Girard a pu constater sur place la différence entre un maïs irrigué et non irrigué. Problème de fécondation, grains avortés… les fortes chaleurs additionnées à l’absence d’eau lors de cet été 2022 ont fortement impacté les maïs qui n’étaient pas irrigués.  

Et cette situation risque de se reproduire avec des étés qui s’annoncent de plus en plus chauds et secs.

« La météo, c’est la loterie, on ne sait jamais s’il va pleuvoir ou pas, explique Gilles. Ma réserve d’eau, c’est une sorte d’assurance pour moi ». En effet, depuis les années 90, son exploitation dispose d’une réserve en eau de 45 000 mètres cubes. Elle lui permet d’irriguer 25 ha de maïs et 5 ha d’oignons.  

On a sacrifié cette partie-là pour pouvoir mieux cultiver le reste

Ses terres sont hydromorphes, l’eau ne s’évacue pas. C’est son père qui a décidé de créer cette réserve il y a trente ans pour récupérer les eaux de drainage. Elle occupe 1,5 ha de l’exploitation : « C’étaient les plus mauvaises terres de l’exploitation. On a sacrifié cette partie-là pour pouvoir mieux cultiver le reste ».

Il faut trois semaines à un mois de pluie pour que la réserve se remplisse. Quand elle est pleine, un tuyau vient chercher l’eau avec une crépine et un système de pompage l’envoie jusqu’à l’enrouleur ou la rampe qui arrose les champs.  

Alimentée uniquement par l’eau de pluie, cette réserve se classe dans les retenues collinaires, car contrairement aux bassines, elle ne pompe pas l’eau dans les nappes phréatiques, explique Pierre Girard, et a donc un impact limité sur l’environnement.  

Et Gilles VK de conclure : « L’objectif de cette eau, c’est de faire à manger pour tout le monde. Ce n’est pas l’agriculteur qui utilise l’eau, c’est le consommateur final. » 

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