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SynthèseDe l’idée à la réalité, toutes les étapes à suivre pour s’installer agriculteur

Comment passer de l'envie de devenir agriculteur ou agricultrice à l'exercice concret de ce métier complexe ? (©Pixabay)
Comment passer de l'envie de devenir agriculteur ou agricultrice à l'exercice concret de ce métier complexe ? (©Pixabay)

Du PAI au stage de parrainage, en passant par le RDI, le 3P et le PE : voici les divers jalons, que vous pourrez ou aurez à poser, pour bâtir et surtout concrétiser votre projet d'installation en agriculture, tout en bénéficiant des aides. Accédez, grâce aux informations réunies dans cet article, à plus de détails sur chaque étape-clé, à commencer par l'explication de ces différents sigles.

Que votre projet d'installation agricole soit déjà bien ébauché ou que vous soyez simplement attiré par l'agriculture, la première chose à faire : contacter le point accueil installation (PAI) du département où vous désirez exercer votre activité. Par téléphone puis lors de rendez-vous physiques, des conseillers spécialisés vous informeront sur les démarches à mener, les organismes à rencontrer, les aides financières que vous pouvez demander...

Vous avez obtenu plein de renseignements, commencé votre parcours d'installation et vos idées se précisent, mais vous n'avez pas de ferme ou de terres où vous installer, soit parce que nous n'êtes pas du monde agricole, soit parce que vous ne pouvez ou ne voulez pas reprendre l'exploitation de vos parents, grands-parents, oncles et tantes... Alors consultez le répertoire départ installation (RDI) du ou des départements où vous avez envie de vous établir, ou prenez contact avec le réseau Civam. Via ces canaux, vous pourrez voir toutes les offres de reprise de la zone souhaitée et creuser celles qui vous intéressent le plus, en posant des questions aux cédants et en allant visiter.

Sécuriser son projet 

Parallèlement, il s'agit de se former et de réaliser son plan de professionnalisation personnalisé ou 3P. C'est indispensable, d'une part, pour toucher la dotation jeune agriculteur (DJA) et fortement conseillé, de l'autre, pour acquérir les compétences nécessaires à tout chef d'entreprise : techniques, économiques, managériales. C'est donc un gage de réussite de l'installation ! Tout comme le plan d'entreprise ou PE, une étude prévisionnelle évaluant la faisabilité technique, économique et humaine du projet une fois installé, sur cinq années, et qu'il faut respecter pour percevoir les aides. Parfois, un suivi post-installation peut vous être proposé pendant quatre ans pour sécuriser votre activité.

Et avant de sauter le pas, en hors cadre familial surtout si vous n'êtes pas du milieu agricole, un stage de parrainage avec le cédant ou votre futur associé peut permettre de parfaire vos connaissances et savoir-faire agricoles. En particulier d'apprendre à connaître la ferme, son environnement et/ou à travailler en association. Autant savoir, en effet, avant de se lancer si le métier et le projet correspondent réellement à vos attentes, et si vous allez vous entendre et être sur la même longueur d'onde que vos collègues éventuels, question organisation et objectifs pour l'exploitation.

Fille de prof de français, j'aime écrire et j'ai été habituée depuis toute petite à traquer les fautes d'orthographe. Même si j'ai grandi en ville, j'ai toujours été attirée par la campagne et le monde rural. J'ai donc suivi une formation d'ingénieur agricole à UniLaSalle. Tour à tour journaliste et secrétaire de rédaction, d'abord chez Jeunes Agriculteurs pendant sept ans puis depuis 2010 chez Terre-net/Web-agri, j'allie au quotidien mes deux centres d'intérêt : l'écriture et l'agriculture. Je m'occupe en particulier des marchés, de l'installation et de la transmission des exploitations.

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