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Abattoirs AimReprise du travail à Sainte-Cécile, la piste d'une coopérative à l'étude

Caen, 11 mars 2015 (AFP) - Le travail a repris mercredi matin sur le site de Sainte-Cécile (Manche) des abattoirs Aim, placés en redressement judiciaire, site pour lequel aucune offre de reprise n'a été déposée, a-t-on appris de sources syndicales.

« Le travail a repris ce (mercredi) matin », au lendemain d'une assemblée générale des salariés du site, ont indiqué à l'Afp les délégués syndicaux Cfdt Johnny Poisnel et Cgt, Aurélie Balleroy selon laquelle la piste d'une coopérative est aujourd'hui à l'étude. Les salariés, en grève depuis le 19 février et dorénavant « à bout de nerfs » selon Mme Balleroy, avaient nourri l'espoir que le site de Sainte-Cécile, le principal de l'entreprise avec 351 salariés selon la direction, 375 selon les syndicats, allait pouvoir poursuivre son activité, car une entreprise, dont le nom n'a jamais été dévoilé, avait manifesté son intérêt pour une reprise.

Présentée comme l'unique « piste sérieuse », elle s'est finalement retirée lundi. Selon les syndicats CFDT et CGT, aucun autre candidat ne s'est depuis manifesté. La direction était injoignable mercredi matin.

Le tribunal de commerce de Coutances, qui devait examiner les offres de reprise vendredi 6 mars, doit à nouveau se réunir le 19 mars. Seul un deuxième site d'Aim, l'abattoir d'Antrain (179 personnes en Ille-et-Vilaine), qui n'a jamais cessé le travail, fait l'objet d'offres, l'une prévoyant la sauvegarde de 107 emplois, l'autre de 71.

En l'absence de candidat pour Sainte-Cécile, et à quelques jours de l'audience du tribunal de commerce, « on essaye d'avoir un projet, sous forme de coopérative », a déclaré Aurélie Balleroy. « On est en train de voir si c'est possible, s'il y a une solution », a-t-elle ajouté. « On a des rendez-vous avec des élus, des personnes spécialisées dans le montage de coopératives », a expliqué Aurélie Balleroy. « On veut savoir comment ça se passe. On en est au début et on est dans le flou pour l'instant », a-t-elle conclu.

Aim possède aussi des antennes à Dangy, Saint-Lô (Manche), Bernay (Eure) et Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), de 5 à 24 employés chacune, qui ne font l'objet d'aucune offre de reprise. Aim, en redressement judiciaire depuis le 6 janvier, est l'un des derniers abattoirs indépendants de la grande distribution en France.

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