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Lutte contre la grippe aviaireLe ministre de l'agriculture attend des pistes d'amélioration fin avril

Le ministère de l'agriculture a dit jeudi attendre des services de l'État et des professionnels du foie gras qu'ils proposent « fin avril » des « grands axes de progrès » pour « éviter une nouvelle crise » liée à la grippe aviaire.

Depuis cet hiver, le sud-ouest de la France, réputé pour sa production de foie gras, est aux prises avec l' influenza aviaire (communément appelée grippe aviaire). Sa progression fulgurante a fini par être enrayée au prix de l'abattage de 3,5 millions de volailles, essentiellement des canards. « Pour la troisième fois en cinq ans, la filière volaille a fait face à une crise sanitaire de grande ampleur », rappelle le ministère de l'agriculture dans un communiqué, et ce, en dépit du « pacte de filière » conclu en 2017 « afin de se prémunir d'une nouvelle crise ».

Des groupes de travail ont été constitués aux niveaux national et régional pour « définir collectivement les actions à mener et celles à améliorer, tant du côté des professionnels que des services de l'État, en lien avec les collectivités, pour éviter une nouvelle crise », poursuit l'administration. Elle ajoute que le ministre de l'agriculture Julien Denormandie a « fixé deux échéances à ces travaux » : un « projet de feuille de route, notamment les grands axes de progrès » devra être remis fin avril, pour qu'une nouvelle feuille de route soit validée fin juin « avec l'ensemble des acteurs ».

La directrice de l'interprofession du foie gras Cifog Marie-Pierre Pé a déjà estimé auprès de l'AFP qu'il faudrait sans doute, à l'avenir, élever moins de canards l'hiver, au pic du risque d'influenza aviaire. L'agence de sécurité sanitaire Anses considère que la « propagation rapide et incontrôlée du virus » cet hiver était « plus sûrement le fait des activités humaines, de la très forte densité d'élevages dans la [zone de production de la] Chalosse et de la présence concomitante d'oiseaux en plein air et en bâtiments dans les mêmes élevages », dans un avis récent. Avec le « pacte » de 2017, la filière volaille promettait de revoir de fond en comble ses pratiques sanitaires, et notamment d'« optimiser » les « flux » de canards qui parcourent parfois de nombreux kilomètres entre les élevages et les ateliers de gavage, au risque de disséminer largement le virus.

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